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Full text of "La survivance (1935-05-08)"

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La perfection pour l’homme 
consiste à pratiquer intégrale. 
ment et énergiquement tous ses 
devoirs, et elle devient sainteté 
quand il les remplit d’une ma- 


nière héroïque. 


Mgr LE SENNE. 


F- 


“DIEU ET PATRIE " 


VOL. VIT 


LES ELECTIONS 
FRANCAISES 


PARIS. — Les élections rmuni- 
cipales françaises de dimanche 
dernier n’ont guère apporté de 
changement à la situation poli- 
tique. On croit cependant que 
les partis modérés, républicains 
du centre, gagnent du terrain 
sur les socialistes de gauche et 


‘: AUX FETES D'OTTAWA 


DMONTON. ALBERTA, LE 8 MAI, 1935. 


A la Ligue Catholique 
Féminine 


l 
La réunion annuelle des Femmes 


Catholiques, a été tenue dimanche 
dernier au Hudsonia, sous la prési- 
dence de Mme Conroy, présidente- 
| démissionnaire. Dans son rapport an- 
inuel, Mme la présidente a noté la 
lee jeudis de chaque mois excep- 
té pendant l'été. L'objectif de 1000 


tenue d’assemblées régulières tous les | 


! membres que son Excellence Mgr l’ar- | 


t 


| 


Ce n'est pas au bruit qu’on 
fera autour de notre nom que 
Dieu mesure notre zèle et qu’il 
en proportionne les résultats. 


Chanoine CHEVROT. 


No 27 


BRILLANTE CELEBRATION DU JUBILE ROYAL 


Discours du roi à Londres. - Brillant programme 


de Radio- 


Etat. - Cérémonie à Ottawa. 


La journée à Edmonton. 


Le vingt-cinquième anniversaire du couronnement de nos souverains a été 
chevêque avait proposé à la Ligue a | 


les monarchistes de droite. M. 
Pierre Flandin qui a subi un 
grave accident lors d’un acci- 
dent d’automobile survenu sa- 
medi après-midi, a été réélu 
maire de sa commune par une 
bonne majorité. Les autres 
membres de son cabinet ont 
aussi été réélus à l’exception de 
M. Herriot. L'ancien premier- 
ministre socialiste croit quand 
même être assuré de sa réélec- 
tion DOnr-AHnAN CR pre dimanche prochain. 


La prospérité croissante 


Les indices de prospérité se mul- 
tiplient et malgré la grave situation 
financière @es corps publics écrasés 


Gaudet, O.M.I., organisent pour 


Lord Bessborough et Sir Perley qui ont Drésidé, le enisE comme 
représentant du roi et le second comme chef du gouvernement cana- 
dien, aux fêtes du Jubilé qui se sont déroulées lundi matin à Ottawa. 
Tous deux ont adressé la parole en français et en anglais, 


GRANDE JOURNEE 
D'EVANGILE AU 
JUNIORAT ST-JEAN 


Les membres de la Jeunesse 
Catholique, dirigée par le KR. P. 


La terre tremble en Turkie 


KARS. — Jeudi dernier la terre a 
tremblé dans une région orientale de 
la Turkie d'Asie, Plusieurs centai- 
nes de personnes et plusieurs villages 


par l'assistance aux chômeurs et trou-\le dimanche 19 mai prochain, 
blés par les campagnes politiques, |une journée d’évangile qui aura 
les compagnies privées accusent desilieu au Juniorat St-Jean. Le 

très élaboré s’ouvri- 
relèvements réconfortants. Les émis- : Programme 


À : ira par la grand’ messe, à 
sions d'emprunts au Canada, pour le Jaquelle une causerie suivra. 


mois d'avril 1935, sont plus élevées Une autre causerie l’après-midi 
que les mois précédents. Cette aug-!et la journée se terminera par 
mentation n'est pas seulement sai-:uUne Soirée récréative. Les jeu- 
sonnière, elle dénonce une forte aug- (nes-gens qui sont particulière- 


ont été atteints. On compte les morts 
à près de 200 cents et autant de fa- 
milles de survivants restent sans a- 
bri. Les sauveteurs envoyés d'urgence 
par le gouvernement d'’Angora procè- 
dent encore au déblayage et de nom- 
breux disparus manquent à l'appel, 
dont on ne sait pas s'ils restent en- 
sevelis dans les ruines des maisons ou 


iment invités à cette journée 
mentaetion de la confiance qui aide: 
beaucoup au relèvement des affaires. 
li reste cependant que la masse des 
employés et des petits consomma- 
teurs profite encore peu de cette pros- 
périté, vu le mauvais système de dis- 
tribution. 


La route transcanadienne 


en Ontario 


TORONTO.—L'Hon. Hepburn, pre- 
mier-ministre d'Ontario a demandé la 
Semaine dernière à l'Hon. Gordon, 
ministre fédéral du travail, de re- 
prendre la construction du tronçon de 
la route transcanadienne qui s'arrête 
maintenant à Pembroke et qui de- 
vrait monter jusqu’au Manitoba à 
travers l'Ontario-Nord. Ce projet est 
poussé en vue de procurer du travail 
aux chômeurs qui sont gravement 
atteints par la crise du secours “re- 


lief”, dans les districts de l’'Ontario- 
Nord. 


FESTIVAL FRANCAIS 
A MORINVILLE. 


Un fesfival Français organisé 
par un groupe d'’instituteurs et 
d'institutrices aura lieu à Mo- 
rinville je 30 mai prochain. fl. 
réunira les écoliers de tout le 
district d’Edmonton et com- 
prendra un programme de dic- 
tion, déclamations, chant, dra- 
mes et saynettes et rondes mi- 
mées, programme auquel parti- 
ciperont toutes les écoles fran- 
caises du district. 

Les organisateurs comptent 
sur un beau succès, vu l’anima- 
tion que l’organisation de ce 
festival a créée parmi la gent 
écolière, De nombreux prix se- 
ront attribués aux gagnants 
des différentes présentations; 
7 coupes.et 22 médailles seront 
distribués par un jury dont les 
membres ne sont pas encore 
publiés. . 


CINEMA CATHOLIQUE 
A MONTREAL 


Montréal — L’Action Catholi- 
que diocésaine de Montréal en- 
treprend l'installation d’un ci- 
némä catholique pour le public 
catholique de la ville. Ce ciné- 
ma présentera des pièces de 
haute valeur artistique et de 
grande portée morale. La salle 

.académiqne de la Bibliothèque 
St-Sulpice servira aux repré- 
sentations dont Ile profit ira 
aux ceuvres de la paroiïsse St- 

. Jacques. On sait que depuis 5 

. où 6 ans, le cinéma français a 

. pris Le pas sur le cinéma judéo- 
américain dans l’est et particu- 
lièrement à Montréal. Un nou- 
veau progrès sera réalisé pour 


moraliser et refranciser l’art. de la Miséricorde, et Marie de l'Eucharistie, supérieure de l'Hôpital Général, ‘collège des Jésuites et plnsieurs 
scénique par l'inauguration de'  d'Edmonton depuis trois ans, qui ont été décorées par le roi, de la médaille ! ‘autres personnalités. ecclésias- 


ce cinéma catholique. 


: 


d’évangile pourront diner eti° s'ils ont pu gagner un autre district. 


souper dans les jardins du Ju- 
niorat, si la température le per- 
met. L'organisation à pris sur 
elle de servir le café et autres 
commodités aux jeunes, afin de 
leur permettre de passer la 
journée entière à l’Institution. 
Nous publierons la semaine pro- 
chaine, le détail du programme. 


Grave accident d’avion 


MACON. — Le sénateur Cutting, 
du Nouveau-Mexique et trois autres 
occupants ont été tués lors d’un ac- 


EE Q mm 


nuit de lundi. La chute de J'avion qui 
appartient à ‘un service commercial 
est attribuée à la tempête et parti- 
culièrement à la mauvaise visibilité. 


 CHEZ LES 
MANUFACTURIERS | 


La Section Jocale d des Manufactu- | plus où molns grièvement. mais sen | 
riers Canadiens recevra demain midi Isont tirés vivants. 


à diner au Hudsonia, le président gé- ! 
néral de l'Association des Manufac- 
turiers Canadiens, M. James Webb. 


On compte aussi sur la présence d’un L’AN GLETERRE 
autre membre de l'Exécutif, M. C. , 
Carpenter, secrétaire de la division À L APPEL 


des Prairies. M. Webb parlera proba- 
blement à l'issue du diner, de quel- 


tions économiques et industrielles. LONDRES.— Sir John Simon, 


parlant hier aux Communes, a 
laffirmé que l'Angleterre ne 
|laisserait pas son alliée, la 
France, subir seule un conflit 
militaire, et qu'elle serait pré- 
omettre de mentionner le gagnant du | sente à l'appel, en n'importe la- 
trophée dramatique national, la cou- quelle occasion. On attribue 
pe Bessborough, dans le compte rendu | cette précision au danger de 
du gala dramatique d'Ottawa, la se-| guerre qui est encore sérieux 
maine dernière. Les gagnants du tro-| malgré la détente de la der- 
phée sont les artistes de l'école de|nière quinzaine. Les gouverne- 
Diction de l'Université d'Ottawa, et|ments anglais et français es- 
le Conservatoire de Musique de Qué-}pèrent impressionner par leur 
bec vient ensuite en gagnant le prix solidarité, ceux qui voudraient 
français. Les artistes étaient dirigés | tenter un coup de force. Ce qui 
par Mme Laurette Larocque-Auger, | signifie d'abord que les domi- 
directrice du cercle dramatique de l'é-|nions britanniques sont tous 
cole. Nos félicitations. fermement attachés à la cause 
de la paix et qu'ensuite ils ne 
veulent pas participer à la po- 
litique européenne de l'Angle- 
terre et qu'ils s’interdisent éga- 
lement de participer à ses ar- 
imements européens. Le plan de 
défense impériale hors des Iles! 
Britanniques reste encore en 
discussion. 


RECTIFICATION 


Une erreur de lecture nous a fait 


LA PAIX ET L’EMPIRE 


LONDRES. — Les premiers-minis- 
tres des dominions ont déclaré la se- 
maine dernière qu'ils comptaient sur 
l'Angleterre pour garder la paix en 
Europe. 


RELIGIEUSES A L'HONNEUR 


Plusieurs passagers ont été blessés | 


été atteint et dépassé. 


A l'Hôpital Général 


Les élèves graduées de l'Hôpital 
Général ont été fétées à une agréa- 
|ble soirée organisée par la classe de 


au Whist et un goûter a été servi. 


Mlle E. Carhboi, le prix de consola- 


ments aux graduées, auxquels Mile 


propos. 


LE MAIRE ET 
LE “RELIEF” 


a annoncé au commencement 
de la semaine son intention d’en 
finir avec la grêve des chômeurs | 


conditions présentes. Il est pos- 
sible que des mesures graves 
soient adoptées par le conseil 
municipal, dès! aujourd’hui ou 
demain pour venir à bout des 
mutins qui non seulement quit- 
tent le travail mais même em- 
pêchent les autres chômeurs de 
travailler aux ouvrages de la 
cité. M. Clarke 2 déclaré hier 
que les meneurs de cette grêve 
ne représentent pas la majorité 
des chômeurs et qu'ils servent 
le plus mal possible leurs inté- 
rêts. 


cident d'avion survenu ici dans la | 


Le Concours 


| 


| de Français 


précédent 


les écoles où le français est en- 
seigné s'annonce cette année 
comme un succès sans précé- 
dent. Des personnalités géné- 
reuses de l’Ouest et de l’Est ont 
contribués nombreux et pour un 
montant encore jamais atteint 
à cette date les années passées, 
pour constituer le fond néces- 
saire à l’administration du‘con- 
cours. Des prix splendides et en 
grand nombre seront décernés 
aux vainqueurs du concours. 
M. Léo Belhumeur nous dé- 
claraït dans une entrevue que 
3285 élèves sont inscrits dans 81 
écoles dirigées par 145 institu- 
teurs et institutrices. Le mon- 
tant total versé est 5390.24 et 
un lot de 185 volumes de prix 
sont déjà parvenus au secréta- 
riat de l’A.C.F.A. Cependant 
des renseignements manquent 
encore et plusieurs écoles n’ont 
pas fait parvenir leurs statisti- 
ques, qui augmenteront encore 
le nombre des inscriptions. M. 
Belhumeur nous a demandé 
: d’insister pour obtenir la coopé- 
ration des parents des enfants, 
coopération nécessaire pour 
parfaire un succès qui s’annon- 


ice déjà brillant. 


a ————_—_— 


ION A L’HOPITAL 


| GRADUAT 
GENERAL 


Les élèves gardes-malades de l’'Hô- 
pital Général recevront leur diplôme 
de graduation à l'issue de la soirée 
de graduation qui aura lieu le jeudi 
16 mai prochain, dans Ia salle de 
convocation de l'Université. 


BEAU SUCCES DU 
BAZAR 


.Le bazar de St-Joachim a 
remporté un franc succès. Il fut 
inauguré jeudi soir dernier à la 


Mle Keir gagna je premier prix et. 


Le succès s’annonce sans me 


célébré de façon solennelle et brillante dans tout l’empire, et particulièrement à 
Londres, où ont eu lieu des services religieux et des manifestations civiles et mi- 
litaires au cours desquelles le roi et la reine ont adressé la parole à leurs sujets. 
L’'irradiation des cérémonies de Londres et d'Ottawa, et le programme spécial 


préparé par Radio-Etat a été un succès artistique et technique. 


La mauvaise température à contraint quelques endroits de la province, tel le district de 
l'an prochain, au :salon des gardes- | Red Deer où la neige est tombée presque toute la journée, à célébrer le jubilé dans des céré- 
malades, samedi dernier. On y a joué  monies intérieures. Edmonton a été favorisé et les citoyens ont pu voir une cérémonie comme 
jamais la capitale n’en avait connue. 

La température, par contre, fut excellente pour la radio, ce qui contribua beaucoup au 


tion. Mile Müller adressa des compli- :SuCcès de l’émission. 


HU nous à fait plaisir de remarquer aussi que le caractère bilingue de lémission à été 


Clara Fry répondit avec beaucoup d'a | convenablement respecté. Les annonceurs français avaient été choisis avec précaution et les 


incidents regrettables de l’émission des fêtes de Gaspé ne se sont pas produits. La Commission 
canadienne de la radio mérite des félicitations pour un programme si bien conçu et si heureu- 


sement exécuté. 


De nombreux détenus des prisons canadiennes ont été graciés à l’occasion du Jubilé. 
Son Honneur le Maire Clarke|Les décrets de grâce du ministère de la Justice comportaient un mois de grâce par an pour 
chaque condamnation et un mois de grâce parannée de bonne conduite. Selon les règlements 
ordinaires, les prisonniers élargis dont le nombre s'élèvent au dixième environ de tous les déte- 
qui interdit le travail dans les |nus, ont été fournis de vêtements avant leur sortie et ont été reconduits au lieu originel de 
leur arrestation avec une gratification de dix dollars. Depuis un siècle il y avait eu plusieurs 

actes de clémences à l’occasion de célébrations impériales, comme à l'accession de la reine Vic- 
toria, en 1837, au couronnement du Roi Edouard VII en 1901, au couronnement du roi Geor- 
ges en 1910 et au Jubilé de la Confédération en 1927. 


A LA RADIO 


Le programme préparé par 
la commission canadienne de la 
radio fut un véritable succès ar- 
tistique et technique. En plus 
de l'irradiation des cérémonies 
qui se déroulèrent dimanche et 
lundi à Londres, on entendit Ia 
chaine des adresses venues de 
tout l'empire, de Nouvelle-Zé- 
lande et d'Australie, des Indes, 
de l’Afrique-Sud, des Antilles- 
anglaises et de Terre-Neuve et 
enfin du Canada. Le program- 
exclusivement canadien 
comportait l’irradiation des cé- 
rémonies à Ottawa et une chai- 


Le concours de Français | ne de musique et de discours pa- 
PA.C.F.A. organise dans toutes | triotiques émanant des neuf 


capitales provinciales. Les Its- 
gouverneurs de huit provinces 
parlèrent en anglais, et l'Hon. 
Patenaude, It-gouverneur de 
Québec, parla en français d’a- 
bord et en anglais, pour adres- 
ser les voeux du gouvernement 
canadien-français à leurs ma- 
jestés. 

La chaîne de musique patrio- 
tique fut un succès d'autant 
plus vif qu'il était peu attendu, 
car cette expérience n'avait ja- 
mais encore été tentée. Des fan- 
fares de sept capitales provin- 
ciales en commençant par Hali- 


Puis les mêmes partant cette 


fois de Victoria jouèrent “The 
Maple Leaf”. 
Une intéressante émission 


vint de Montréal, dans laquelle 
plusieurs personnes, passants 


fax jouèrent d'abord O Canada. | 


de la rue Ste-Catherine, furent |mandait la parade et le feu. Sur 
appelés à dire un mot au micro- |l’estrade on remarquait l’Hon. 
phone à l’occasion des fêtes du! Walsh, It-gouverneur et Mme 
jubilé royal. Walsh, l’'Hon. Reid premier-mi- 
nistre, son Honneur le Maire 
Clarke et Mme Clarke et plu- 
sieurs personnalités militaires 
et civiles. Le It-gouverneur et le 
La cérémonie d'Ottawa s’est|premier-ministre ont adressé 
déroulée sur la colline du Par-;la parole. 
lement, lundi matin, devant| 
plus de cinquante rille pero) 
nes. Lord Bessborough a prési- | 
dé la cérémonie et a parlé en: ne 
français et en anglais. En l'ab-| Les cérémonies de Londres se 
sence de M. Bennett qui repré- sont déroulées dimanche et lun- 
sentait le Canada aux fêtes de : äi. Le roi et la reine se sont ren- 
Londres, Sir Georges Perley a ldus à travers des rues bondées 
pris la parole au nom du gou-jde spectateurs qui les accla- 
vernement et il a formulé les imaient, à la cathédrale St-Paul, 
voeux de la population cana- joù le clergé de la Haute Eglise 
dienne en anglais d’abord puis d'Angleterre, présidé par l’Ar- 
en français. D'autres personna- chevêque de Canterbury, leur 
ges ont aussi participé à la cé-| jadressa ses voeux et joignit ses 
rémonie qui fut irradiée au prières à celles de tout l'empire 
cours du programme de la com- ipour remercier la Providence du 
mission. Un grand déploiement ;long règne de nos souverains. 
militaire avait été organisé et| Le roi a prononcé quelques 
des salves d'artillerie alter-|mots à la radio, qui ont été en- 
najient avec les sonneries de tendus de toutes les villes de 
clairon et les fanfares pour sa- l'empire: “Les mots me man- 
luer nos souverains. quent pour exprimer mes pen- 
| sées et mon émotion; que je 
: vous dise seulement combien la 
Reine et moi vous sommes re- 
| : :connaissants et vous remercions 
Une Étémondese semblable s’est : dau fond de nos coeurs pour vo- 
déroulée ici lundi matin. Laltre loyauté et votre affection”. 
|foule réunie devant le Parle-: C’est en termes semblables que 
ment provincial et le régiment Je roi s'est adressé à l'empire. 
ialterna ses salves avec les COUPS En réponse des messages de 
de la 92ième batterie d’artille- toutes les capitales ont répondu 
rie. Le colonel Bannard, com-" ‘par la radio, pour renouveler les 
mandant de la garnison, com- voeux des peuples britanniques. 


A OTTAWA 


“& LONDRES 


A EDMONTON 


Le Jubilé dans les paroisses | DEMISSION DU 


de Québec 


QUEBEC. — Une lettre collective 
de l'épiscopat de la vieille province a 


SR 
LE BUDGET DE 


CABINET ESPAGNOL LA METROPOLE 


MADRID Le cabinet du pre- 
mier-ministre Alexandre Ler-| MONTREAI-—Le Budget de 
(roux a démissonné vendredi|la Métropole présenté la semai- 


été adressée à tous les curés des Pr0-!Gernier, à la suite d’une crise|ne dernière par les commissai- 


vinces ecclésiastiques de Québec, 
Montréal et Ottawa, à l’occasion du 
Jubilé royal. Cette lettre lue en chai- 
re dimanche dernier dans toutes les 
paroisses au lieu du sermon, recom- 
mandait la célébration d’une messe 
solennelle pour honorer nos souve- 
rains par des prières publiques à leur 
intention. Le Chant du Te Deum a 
terminé la messe de dimanche et 
dans toutes les cathédrales de la pro- 
vince, une Messe Pontificale a été 
célébrée aussi à l'intention du Roi 
Georges et de la Reine Marie. 


Fête Bonapartiste à Paris 


salle paroissiale du Sacré-Coeur | PARIS. — Les Bonapartistes, par- 
jpar un banquet auquel se pres-‘tisans de la famille de Napoléon, ont 
De une foule nombreuse et;manifesté dimanche à l'occasion du! 
‘très choisie. On remarquait au'cent-quatorzième anniversaire de la 
nombre des personnalités pré-. mort de l'empereur. Napoléon ler 


ministérielle qui durait depuis | municipaux au Conseil des 
plusieurs semaines. De récentes ! échevins, apparait avec une fi- 
mesures peu populaires avaient | BUre meilleure que ne le fai- 
mis le gouvernement en minori- \saient prévoir les difficultés de 


ité. Le président Zamora devra | Ces derniers mois. Il s'élève à 
demander à un autre parlemen- | Plus de 50 millions et les admi- 


ltaire de former un cabinet ay-|nistrateurs de la ville croient 
ant la confiance de la majorité Pouvoir léquilibrer avec de 
Contrairement aux appréhen- [Nouveaux revenus, surtont avec 
sions de la police, cette démis- la nouvelle taxe de vente dont 
sion n’a donné lieu à aucun!o0n espère tirer plus de 5 mil- 
trouble politique. lions. Toutefois des critiques 
sont venues rabattre un peu la 
confiance et la Métropole n’est 
pas encore tirée de ses difficul- 


M. PAUL SUZOR 
tés, surtout la charge un 
A EDMONTON eu VIS loue mat rave 


M. Paul Éhaoe: ton consul de France | Quand même du secours direct 
à Vancouver, sera en notre ville lun- | “relief”. 

di prochain. I1 passera quelques jours | 

à Edmonton pour régler des affaires ‘ 
administratives et il en profitera pour: La Grève des débardeurs 
‘rencontrer les dirigeants de l’A.C.F.A. | 

et les personnalités françaises de la 


Les Révérendes Soeurs Marie de la Présentation, ainérdeure de l'hôpital ! 


‘du Jubilé, ‘à l'occasion du Jubilé ces lundi avant-midi. 


sentes, Mgr Nelligan représen- mourut en effet à l'Ile Ste-Hélène, | ville. A l'occasion de son passage, le 


(tant de son Excellence Mgr l’Ar- | dans le sud de l'Océan Atlantique, le |consul de France remettra aussi des | 


ichevêque, Son Exc. Mgr Brey-!3 mai 1821, après six ans de reléga-|décorations aux Pères Oblats Mission- 
inat, son Hon. le Maire Clarke, tion. Celui de ses descendants qui|naires du Nord. 

le R. P. Boucher, curé de Saïint- |prétend lui succéder sur le trône de| M. le doyen Kerr, de l’Université, 
Joachim, M. l'abbé Ketchen,|France, le jeune prince Napoléon pe- | récemment nommé à la Légion d'Hon- 
curé de lImmaculée-Concep-|tit-fils de Napoléon II, est actuelle-|neur, recevra ses titres et décora- 
tion, les RR. PP. Routhier et|ment exilé hors de France par le|tions mercredi prochain, le 15 mai 
ILangevin du Juniorat, le R. P.!gouvernement de la République. Le | après-midi, 
Bellavance, S. À. supérieur du|chef du parti bonapartiste en France |sera reçu le même jour à souper au 
est le prince Murat, descendant d’un \Juniorat St-Jean. Les membres de 
des maréchaux de Napoléon, Jon- {l'Exécutif de l'ACF'A assisteront à cèt- 


“tiques et laïques. chim Murat, roi des Deux-Siciles. te réception. 


à l'Université. M. Suzor, 


| 


réglée 


MONTREAL. — La Grève des dé- 
bardeurs du port de la Métropole qui 
âurait depuis plusieurs jours a été 
réglée la semaine éernière-et les ou- 
vriers sont retournés au travail jeudi 
matin; les employeurs ont cru devoir 
faire droit à leurs réclamations, telles 
que Ja réduction des polds chargés, 


l'embauchage de houveauf manoeu- 
vres, etc. 


A 5 VU Pie nc DT 


D te sr en ee de nee on a Ne 


PAGE 2. 


ETODÉOOOODODOSOCOOOOSOLCOS 


Le ROYAUME... 


….de L'INTERIEUR 


COODOSOOODODOODODODOODEOGOO 


LA CONTRAINTE - 


—-Marie, à l’église, je ne te vois” jamais remuer les lèvres; tu 
ne pries donc jamais ? : 

——Quelle conclusion hâtive tu tires de tes petites observations. 
tu es très perspicace.… | 

—Tu ne me réponds pas, quand même, est-ce une ruse ? 

—{Chasse tes soupçons, Blanche, et ne te prives pas de som- 
meil.. d’autres s’extériorisent au grand jour, moi je prie, in- 
térieurement, avec autant d'amour et de ferveur que la plus 
extatique. | 

—Te souviens-tu, lorsque notre père, autrefois disait: “Marie 
est légère, coquette; elle n’a pas notre dévotion. ? 

—Eh bien... ma chère Blanche, c’est précisément de là que 
date mon apparente indifférence, à tout ce qui est religieux 
l'appréhension d'être, si l'on me surprenait en prière, condam- 
née comme fausse et ridicule; dès ce jour, j’ai adoré en silence, 


… SODOOOOO0ODO 


D NES D a ed arr # Ma Lau nan nr 
il 


t 


Plus haut! Va jusqu’au 
Chrétien, avec les yeux 


Regarde: Après le Christ, son image parfaite, 
Marie est l'idéal de Dieu. 


Te 


LA SURVIVANCE 


. REINE DE L'IDEAL 
_L'idéai?.… Fuis le monde, ou déchire ses voiles ; 


Va! plus haut que l’azur où marchent les étoiles, 
Que le soleil captif dans le temps et le lieu: 


seuil de l’éternelle fête, 
de l’ange et du prophète, 


Plus haut, croyant, poète, artiste! D'un coup d'aile, 
Dans le vol de la foi, montez vers ce modèle 

Que l’humble Beato copiait à genoux; 

Près du Verbe fait homme, ineffable exemplaire, 
Que tout être créé reflète, où tout s'éclaire, . 


Marie est le chef-d’oeuvre où Dieu veut se complaire 


Le sourire de Dieu sur nous. 


En vos élans de l’âme extase ou rêverie, 
Chercheurs de l'idéal, osez chercher Marie; 


Le jour, sous son regard, pâlit comme un flambeau; 
Dans la brume et la nuit de l'humaine voilée = 


Fixez, passants du ciel, 


sa couronne toilée: 


Chercheurs de l'idéal, cherchez l’'Immaculée, 
Pour voir plus pur, c’est voir plus beau. 


P. V. DELAPORTE. 


ms 


La lampe au grand disque 
d'or inonde le logis de sa lu- 
mière vive et joyeuse. Lente- 


apaisante et sereine. 


Sa clarté discrète et douce at- 
tire le cercle familiale qui l’en- 
toure amoureusement. Une 
ambiance de quiétude règne 
dans cette atmosphère chaude 
et reposante. 


La pendule, coeur du logis 
bat son tic-tac régulier dont la 
cadence fait les heures brèves 
et légères, car toute la famille 
l'est 13. A 


On parle, on s'amuse. Oh! les 
amusements du foyer paternel! 
comme on subit leur charme 
sans s’en apercevoir! 


L'amour du chez soi ne s’a- 
nalyse pas; seuls les coeurs o- 
béissants à sa voix l’éprouve à 
sa pleine valeur car c'est un 
isentiment puisé à la source 
même de l’Infini qui le rend im- 
mortel. 


LE FOYER PATERNEL! 
| 


C’est pour ne pas avoir écou- 
té sa voix inspiratrice que tant 


123 4 5 6 


12 11 10 9 8 


è 8 MAI, 1935. 


MOTS CROISES 


PROBLEME No. 43 


7 8 9 10 11 12 


Eun n 


ment descend l'heure du rève 


dans l'ombre. Mon culte, à la Ste-Vierge surtout, s’est de pins | de de HORIZONTALES: VERTICALES: 
| en plus développé, sans que vous vous en doutiez. vais influence du dehors. C’est : 
,.j  .-—Je ne t'ai jamais supposée aussi ardente, . I NOUS SAVIONS Is amours! Amour de Dieu. qui fait pour avoir déserté ce nid ca- - . | rie à 
+. _ patios . Dévi j _. L Les lies apôtres, les missionnaires, les mar-| pitonné de tendresses que la} 1—Donner un éclat métallique, 2—| 1— Qui a le caractère ou l'appa 
Ue Se en ee A AE COR CE SU AIMER ! ltyrst Amour des âmes qui fait les jeunesse se laisse entraîner à COnSonne. — Pronom personnel. —|rence du métal. 2.— Consonne. — 
ne pes, je ne parlais jamais des saints à qui je demandais pour ° / ‘Genre de rongeurs à longue queue.— |Large cuvette dans laquelle on se fait 


À confesseurs, les religieux, les reli-| toutes sortes de dangers qu’elle 
vous tous, les grâces que vous désiriez; je cachais ma piété,| De toute éternité, l'amour est la |gieuses; Amour de la Patrie, qui fait 


crainte d’être raillée. | raison d’être de tout ce qui est. L'E- |le héros, Amour de la famille, amour C ; de 
ue : É i-mé ir, on i-bas. | ï ‘ consistance généralement poreuse.— | élan. — Six lettres du nom Boniface 
—J'avoue, de te voir recueillie, m'aurait fait sourire et peut- | re Suprême Lui-même est Amour et |du devoir, qui font le bonheur {ci bas eu roi papas As Dont la personne et les biens dépen-|— Deux voyelles. 4. — Forme du ver 


dans son infinie munificence, Il aime | Amour du Vrai du Bien du Beau = 

. : : i- ! ° ‘a dent d’un maitre. — Exsudat patho-\be tuer. — Ouverture en creux. 
être penser.…..: ma petite soeur maquille sa SÉvOtonEe Vrai l'humanité toute entière! I1 fait pour vous êtes une parcelle de Dieu meé- res durant aux portes des ciné- ‘logique qui constitue une des ser Les lettres du mot cas. 5.— Manière. 
ment, je suis confuse de t’avoir mal jugée, et t'en demande |eïle, des mondes et des mondes de|me. Vous êtes le corps mystique, si'mas, faire de longues randon- inaisons de l'inflammation dans les|— Douzième lettre de l'alphabet grec. 
beauté. Il fait l'homme à son image [l'on peut s'exprimer ainsi, de tout ce |nées en automobile où le dan- /abcès. 5— Action d'abattre. — Note|— Nom poétique de l'arc-en-ciel. 8.— 


x :Consonne. 3— Conjonction. — Ville! des lotions à grande eau sur le corps. 
ne soupçonne pas mais qui €x- d'Irlande. — Deux lettres du mot|— Trois lettres du mot tuteur. — 
istent malheureusement. Jbien. 4— Formation géologique, de! Consonne. 3.— Deux lettres du mot 


RE 7 em LU 


| 
| 
| 
L 


Ë 


peintre des chênes-verts, des pins et 


: pardon. 


—-Tu ignores à quel point j'ai souffert, de me savoir soupçcon- 
née de froideur envers mes exercices religieux; aussi c’est avec 
amertume que je retrace les paroles dures de mon père; en dé- 
pit de cela, je l’aimais jusqu’à la vénération. Je ne me corrigerai 
plus de cette gêne, car dans mon coeur, ces paroles: “Marie est 
légère, coquette, et n’a pas notre dévotion” tel un fer rougi qui 
pénêtre les chairs, a creusé une plaie qui ne se cicatrisera ja- 
mais. ; 

—Mais aujourd’hui, tes louanges de Dieu, tes prières, sont 
livrées au public. 

—Oui, sous un nom de plume; Crois-tu que je les signerais 
de mon nom? pour que l’on pense: “elle n’est pas sincère... 
Non, je chercherai toujours l'isolement où Dieu me connaît, me 
comprend, et m'aime. ce que ma famille a toujours évité, na- 
turellement. J'ai même fanfaronné en causant de commande- 
ments, en les traitant légèrement, pour ne pas déparer la ré- 
putation dont on m'avait coiffée... Mais, aussitôt j’en souffrais, 
assaillie de remorûs. Je ne veux pas faire mentir mon père; j'ai 
tort de le comprendre ainsi. . 


Pauvre petite, combien d’autres, n’ont jamais pu secouer 
le joug d’une remarque faite mal à propos; les parents, plutôt 
rares, j'ose le croire, endeuilent l'âme de leur enfant, si im- 
pressionnable à un certain âge, que la moindre accusation, la 
plus minime indélicatesse, laissent pour la vie, une empreinte 
pénible, cruelle. Le plus on aime ses parents, le plus on est 
sensible, aussi faudrait-il avant d’accuser les jeunes, bien peser 
la portée des paroles trop dures, pour qu’en leur coeur, ne s’é- 
panouisse que des pensées et des actions libres d’appréhensions 
et de contraintes. 


Une autre remarque blessante et couränte chez certaines 
gens, est celle d'une mère à ses enfants: “Que tu parles donc 
mal le français, tu me fais honte”! 


N'est-ce pas de là que parfois nait cette antipathie de s'ex- 
primer dans sa langue? Au contact de personnes dont le voca- 
bulaire est choisi, ils n'osent.... et de suite recourent à une lan- 
gue étrangère qu'ils s’imaginent posséder à fond, souvent à tort. 

L’Anglais, d'habitude apprend bien sa langue. Nous? 
combien nous la négligeons! Eux, quelque soit le sujet qu'ils 
étudient, ils persévèrent. Nous? tout feu, tout flamme au 
début, et voilà que les résolutions, tel un château de cartes, 
s’écroulent au premier souffle, s’éparpillent au vent du ca- 
price. . 


cs ————  {" —————— — — _ — —————_————<— re 


LE MONSIEUR 
GRIS 


Feuilleton de la. 
“Survivance” 


—Pourquoi pas? Je vous le présen- | une lunette astronomique, et instal- 
terai un jour. Par son amour et parlé sur la grande table de la salle 
sa volonté, il est devenu le jeune là manger des cartes du ciel. 


et lui donne une compagne, pour que qui est grand et noble sur la terre! 


sur Ja terre, comme au ciel, règne l'a- 
mour, 


Or, Dieu, qui 


laver l'offense. Le Fils, par amour, 
accepte cette mission, avec ses souf- 
frances indicibles, la mort ignomi- 
nieuse de la Croix. Il se fait Homme 
pour l’accomplir, et le Christ fait 
Homme aime toujours! Il aime Dieu, 
son Père, dont il accomplit les vo- 
lontés saintes. Il aîme Marie, sa mè- 
re, et en elle les perfections divines 
qui se reflètent dans son âme. Il s 
me Joseph, son père d'adoption, et 
en lui, tous les justes, comme en 
Jean. Il aime les âmes pures. Il a. 
me. d’une tendresse émouvante, les 
petits, âmes innocentes! Il aima Mag- 
delena, et en elle l'âme aimante à qui 
beaucoup sera pardonné. I1 aima Dis- 
mas, le larron repentant. Il aima Vé- 
ronique et les filles de Jérusalem, 
sympathiques et dévouées, qu'il con- 
sole aussi la veuve croyante de Naïm 
et la veuve au sou, de YEvangile, per- 
sonnifiant tous les pauvres. ' 


Xl aima Jérusalem, la ville coupa- 
ble, sur laquelle Il pleura, aimant 
ainsi tous les pécheurs même ses 
bourreaux, pour lesquels Il pria! 


I aima Lazare et ses soeurs, bénis- 
sant et agréant aïînsi nos amitiés ter- 
restres. Il favorisa de son premier mi- 
racle publique, les mariés de Cana, 
sanctifiant ainsi l'amour conjugal, 
qu'H fécondera et élèvera, dans le ma.- 
riage, à la dignité de sacrement. 


Le Christ est l'Amour même, et de 
son Divin Coeur comme d'un foyer 


ger grandit avec l’espace, la 


Mais dès la faute originelle, le|cause de cela est le peu d’at- 


coeur de l'homme a été vicié, et 


avec tachement qu’elle a pour son 


la science du mal, celle de l'amour foyer. 


s'est obscurcie! 
aime toujours, donne son Fils, pour | 


Sans doute, il y a encore dans les 
cloitres et les communautés religieu- 
ses et dans le monde même des âmes 
saintes, qui rendent à Dieu, cette jus- 
tice de l'aimer par-dessus toût, qui! 


marchent sans fléchir, dans la voie leur foyer en aimant à s’y repo-| 


Pourtant ce qui caractérise 
un honnête homme c'est son 
affection pour sa famille, son 
foyer. Ce qui distingue un jeune 
homme, une jeune fille c’est 
l'attachement qu'ils ont pour 


du devoir, qui réparent par la péni- Sr, à s’y amuser comme l’abeil- 


tence continue, et même qui, par a- 
mour, jubilent dans la souffrance, 
mais sont-elles le grand nombre? En! 


le en sa ruche, comme l'oiseau 
en son nid. 


C’est toujours, pour avoir mé- 


général, qu'aimons-nous? La vie lar-'prisé les instances des parents 


ge et facile. l'or, la santé, les hon-!que le jeune homme ou la jeu-| 


neurs, les plaisirs, ceux qui nous flat-: 
tent et jamais ne nous contredisent, F 
d’aucuns même, aiment le vice! Ï 


Amour, mof$ divin, que tu es pro-' 
fané! Que de bassesses, se mettent 
à ton compte? Amour de soi, amour 
de l'argent, source de vol et d'injus- 
tice; amour de soi encore et tou- 
jours, qui va jusqu'à frustrer le Cré- 
ateur de ses droits, établis dans tout 
contrat de mariage. Amour, que tu 
es profané dans ces semblants d’a- 


mour qui sont hypocrisie, intérêt et 


vice ! 


Pourtant, si nous savions observer 
Je grand commandement de l'amour, 
la justice, la paix et le bonheur rè- 
gneraient dans le monde, et alors, 
vers le ciel, s’élèverait, en un chant 
triomphal et ininterrompu, la cla- 
meur universelle de nos Alléluias ! 

Si nous savions aimer ! 


Esther. 


ardent, les étincelles, jaillissent tous ‘Avril, 1955. 


Corrigeons les fautes sans condamner sévèrement. Com- 


plimentons les mots acquis, les phrases bien, ou mieux tournées, 
que le progrès le plus léger soit noté, et cet encouragement les 
libèreront peu à peu de cette contrainte détrimentale au per- 


fectionnement de la plus belle langue reconnue. 


MADRINA. 


ne fille ont fait fausse route au 
sentier de l’honneur et du de- 
voir. 


Notre jeunesse coure avec a- 
vidité vers le chemin brillant 


de chimères trompeuses, si ha-! 


biles à promettre ce qu’il ne 
donne jamais: le vrai bonheur. 
C'est la course affolante vers 


l'ensoleillement de la fête joy- | 


euse, en oubliant que ses at- 
traits sont trompeurs et facti- 
ces. 

Aimons notre cher foyer, ce 
sanctuaire béni, protecteur des 
nobles affections et des loua- 
bles habitudes, donnons-lui no- 
tre coeur en aimant y passer 
nos heures de repos, nous y 
trouverons dans son affectueuse 
atmosphère, les vertus qui en- 
noblissent l’homme et en font 
un citoyen honnête et distin- 
gué. 


VIOLETTE. 


Veut-on savoir ce qui fait une 
nation? C'est le coeur des fem- 
mes. C’est le coeur des mères, des 
soeurs, des fiancées. Donnez à un 
peuple de fortes et courageuses 
‘mères et l’on répond de ce peu- 
ple. 


Abbé Perreyve. 


—Dieu!. précise, d’une main éner- 
commandant Didier. Pour- 


—La’ fourmi humaine est-elle assezitel Sbectable!. Laissez-moi vous lire. |monie souveraine” ne signifient rien, 


écrasée! : 
—L'homme n’est qu’un roseau, le 


M |plus faible de la nature. Mais c'est 
& |un roseau pensant!. répond le pro- 
; lfesseur, 


—} ne faut pas que l’univers en- 


f|tier s’arme pour l'écraser: une va- 


peur, une goutte d’eau suffit pour 


Mlle tuer continue le commandant. 


—Mais quand l'univers l'écraserait, 
l’homme serait encore plus noble que 
ce qui le tue. reprend le professeur. 

—Parce qu'il sait qu'il meurt. Et 


de la mer... 
Xci le professeur a, de nouveau, son 


mauvais rire sceptique: 


—Eh bien, non. Franchement, j'ai- 


LL vérifiait sur elles les données ré- 
centes d’un nouveau livre‘qu'il ve- 
nait de parcourir avec un extrêm 
intérêt. ‘ 


“Au bruit que fait le professeur Fa- 


.le commandant en fixant le profes- 


me mieux votre petite Sylviane! bien, en ouvrant la porte, le com- 
—Je reprends une de vos réponses | mandant lève la tête: 
de tout à l'heure, et je vous répète:| —Ah, c'est vous!. Eh bien, vous 
June n'empêche pas l'autre. voyez un homme qui revient de loin 
_—Espérons-le! s'écrie le Monsieur|et qui descend de haut. de très 
en gris. Espérons que l’un n’empêche-|haut! Devinez d'où? | 
re pas l’autre. Ce serait vraiment trop] —Et comment voulez-vous que je. 
fort. Ce serait la catastrophe! devine! je sors, moi, de ma petite mai- 
—Que voulez-vous dire? interroge |Son où vous m'avez laissé. La pau- 
vrel. Elle n'a pas de nom encore. 


lavantage que Funivers 2 sur lui, l'u- 
nivers n’en sait rien. Toute notre di- 
gnité consiste donc dans la pensée, 
C’est de là qu’il faut nous relever, et 
non de lespace et de la: durée que 
nous ne saurions remplir... 

—Travaillons donc à. ‘bien penser. 
Voilà le principe de la morale. con- 
clut le professeur en riant. Nous a- 
vons fait la preuve que ni vous, ni 
moi, n'avions oublié nos vieux au- 
teurs. : : 

Les deux hommes, en effet, s'é- 
talent très aisément renvoyé les pen- 
sées classiques de Pascal comme, à 
l'office, un prêtre. répond au verset 


sur. 


—Ce que je veux dire? Eh bien, |pitant sous la main. Appelez-la: An- 


probablement, je vous le dirait hbien- 


. tôt. ce que je veux dire! 


—Clairement, alors? 


—Ohl. mon cher commandant, je| c'est blanc. c'est surtout très loin- 


vous le dirai si clairement, qu’on ne 
pourra pas plus clairement. : 


CHAPITRE XIX 


—Pas de nom? J'en ai un tout pal- 


dromède. 


- —Andromède.? Pourquoi.? 
—J'en  débarquel. C'est vague. 


tain… très tranquille... 

n'y atteignent pas encore! 
—Je ne vois pas bien? 
—En effet, il vous faudrait un de 


Les avions 


chanté par un autre prêtre. ‘ 

— Alors, mon cher Pétrone, essa- 
yez de pressentir la valeur d’une âme 
humaine, pufsqu'une seule f£me est 
supérieure à tous ces abîmes de mon- 
des inconscients!. Et pourtant, quelle 
sublimité déjà, rien que dans cet uni- 
vers matériel, que nous percevons 


paces stellaires. Que de fois, en mer, 


dans le champ sans limites des es-| 


‘[vous chanter, cette conclusion de l’as- 


tronome G -W. Ritchey, celui qui 
vient de me guider vers Andromède. 
Je l'ai laissé sur la plate-forme la plus 
élevée de l'Observatoire du Mont- 
Wilson pour contempler le ciel de 
minuit: MS ; 


“Nous demeurons éblouis!. s'écrie- 
t-il. Les constellations qui nous sont 
familières ne le sont plus à cause 
des myriades. de petites étoiles visi- 
bles. Les nuées stellifères de la Voie 
Lactée semblent suspendues à une 
faible hauteur au-dessus de nos té- 
tes, comme si elles nous invitaient à 
leur arracher leurs mystères les “plus 
impénétrables. L'horizon apparaît dé- 
primé; et cet effet, joint à la limpi-. 
dité de l'air, nous donne l'impression 
irrésistible que nous nous trouvons 
sur le sommet culminant du globe. 
que nous sommes au-dessus de l'at- 
mosphère elle-même, et que nous pla- 
ons dans l'espace. Les cieux ne sont 
plus éloignés, ternes et froids Ils 
s'étalent, grandioses, dans leur rap- 
prochement et leur splendeur. Nous 
Isommes ici dans l'univers, qui nous 
entoure et qui nous touche, et nous 
jen faisons partie intime. | 


“Sur ce sommet, nous éprouvons 
ure émotion indéfinissable, .et que 
nous. ne connaissons pas. Nous .sen- 
tons-que quelque grand bien, quelque 
aide puissante, ignorée jusqu'ici, quel- 


que élévation infinie de la vie et de|. 


l'esprit . doivent . résulter .de. notre 


cevables. richesses de ces tourbillons 


s'ils ne signifient pas “Dieu.” N'est- 
Îce pas votre avis, Monsieur le pro- 
{fesseur? 
| Le Monsieur en gris fait alors un 
geste gris. un geste qui ne‘dit pas 
“oui”. mais qui ne dit pas “non”, 

—Vous ne répondez pas? insiste le 
commandant. : 

—La vérité vraie, c'est le silence! 
a dit un vieux bonze thibétain. 

—Oh! vous savez..? Il n'est pas né- 
cessaire d'aller jusqu’au Thibet. Prud- 
homme aurait pu en dire tout au- 
tant. . 


lde la gamme. — Sorte de caleçon 
‘bouffant des danseuses de théâtre. 
i6.— Consonne, — Habitation d'un er- 
ymite. — Consonne. 7.— Consonne. — 
Lieu d'étalage et de vente au détail. 


— Voyelle. 8.— Aussi de même. —| 


: Deux voyelles. — En outre, de plus. 
9.—Lequel. — Inscription mise par 
Pilate sur la croix. — Saison. 10.— 
Première note de la gamme ordinai- 
ire. — Six lettres du mot artiste — 
Pronom personnel: 11— Voyelle. — 
Adverbe de lieu, — Colère. — Con- 
sonne. 12— Habitants de la Messe- 
nie. 


DES FLEURS OU 
BUTINER 


Beaucoup d’amis. sont comme les 
cadrans solaires: ils ne marquent que 
les heures où le soleil luit. 


(Wictor Hugo). 


Ceux-là furent grands qui ne mar- 
chandèrent pas leur peine et sur leur 
carrière brève ou longue, mirent }'em- 
preinte de leur âme dépourvue de 
crainte et de faiblesse, 


Kenry Bordeaux). 


Etre jeune, c'est être enthousiaste, 
c'est-à-dire avair un esprit qui cal- 
cule et un coeur qui ne calcule pas. 


(Chanoïne Adrien Garnier.) 


Vivre intensément, c'est vivre à 
plein coeur et à pleine volonté pour 
un but qui dure après nous et par là 


Consonne. — Qui a du mérite. — Vo- 

| yelle. 1.— Consonne. — Pièce de char- 
pente, qui forme l'encoignure d’un 
comble (pl). — Consonne. 8.— Qua- 
tre lettres du mot grief. — Deux let- 
tres du mot aqua. — La même voyelle 
| quatre fois. 9.— Les lettres du mot 
has. — Quatre lettres du mot quitare. 
— Point de départ de chaque chro- 
nologie particulière. 10— Conjonc- 
tion. — Six lettres du mot pnérile- 
ment. — Préposition qui indique le 
lieu. 11— OCondinne. — Point où 
l'on vise. — Saison, — Consonne. 12. 
Avec prudence et modération. 


La solution du problème 
No 44 paraîtra le 29 mai 


prochain. 


M. Harry BEAUREGARD 


de St-Paul, Alta. est l’heu- 
reux gagnant du Concours 
de Mots Croisés, No 41. — 


N os félicitations. 


No. 41 
PARMENTIER 
C VIA ART E 
[oc PACTES cv 
IUER SHEL COA 
IRPIc AR COUP 
IB CHAPERON oO 
A TURINOIS R 
TOUT TT NUMA 
VUIS CRIS LOB 
RE PREAUX IL 
E AIO BOA E 
CHAPELIERE 


Nous ne sommes qu’une poi- 


même qui nous survivra pour cette | gnée, C’est vrai; mais ce n’est pas 
flamme sacrée que nous devons em-|à l'école du Christ que jai ap- 
porter comme les coureurs d’autre- |pris à compter le droit.et les for- 
fois sans l'éteindre, et que nous devons ! CES morales d’après le nombre et 
transmettre plus brûlante et plus [par les richesses. Nous ne som- 
haute aux générations qui nous sui-[MmeS qu’une poignée, c’est vrai, 


vront. 


(Henry Bordeaux, à l'Université 
Laval de Québec). 


vacances. Ah. le premier mouvement, 
comme il faut toujours s'en méfier! 


Doit-il la regretter ou ne pas la 
regretter? 

L'avenir prochain le dira. Mais au- 
jourd'hui, il s'estime acculé à pren- 
dre la grande décision, au moins en 
principe. Car, cette phrase, le com- 
mandant l'a certainement remarquée 
et comprise. : 

Oui ou non, se mariera-t-il enfin 
cette fois-ci? . 

L'occasion, certainement, se pré- 
sente. 

Les anciens disaient qu’elle passait: 
vite. très vite, comme uhe femme 
glissant, sans se couper, sur une la- 


me de rasoir... et qu'elle n'avait qu'un 
seui cheveu. d ‘ 

Ce cheveu — et il est si joli. — 
faut-il le saisir.? Faut-il faire “sien- 


- Et, en bourgonnant, le commandant 
[range ses cartes: , 

On voit bien que vous n'êtes | 

pas marin, vous, et que vous ne sor-| 


tez pas, le soir, sur ‘l& dune. Que 
de fois, en faisant me prière devant 


ne” cette petite Sylviane si allante, 
si séduisante? ‘ 


les étoiles, j'ai pensé au début ma | Ou bien est-il préférable d'en res- 
gnifique d’un psaume: Les.cieux chan j là. de reprendre le bateau de 


tent Ja gloire de Dien!. Et je la 
chante ‘avec ‘eux devant Je livre, 


Pornic, et de continuer à descendre 
à Paris l'avenue de la solitude, mais 


grand ouvert, de la’ vivante nature, | aussi de l'indépendance? 


Mais vous..vous habitez une cage à 


mouches, où ne miaulent que des pia- 
nos... : : ns 


—Merci pour la :mouchel  Seule- 


Il n’est pas bon que l'homme soit 
| seul. : 


“Les autres.? Peut-être! 


meilleure compréhension des. incon- 


Mais lui, qui a tant de cordes à 
ment, je suis prévenu Quand .jeison arc!  . 
vous‘ verrai faire de. l'astronomie, |. Et voici que, de nouveau, Ja tare 
je resterai dans le jardin: .. |Proféssorale se met à. jouer, et l'a- 
. —Allons!. Appelez-la Andromède mêne à sortir, une fois de plus, ses 
tout de même, votre baraque. dit Je |COmparaisons: |. 
commandant en se radoucissant.… | ..Je ferme les yeux, et je décide 
—J'aimerais cent fois mieux l'appe- |de me marier avec ‘Sylviane, - 
For “| Alors, que : va-t-il m'érriver? 


ler Sylviane. : 
—Hein? Avantages: j'ai une femme char- 


- .Sleurs fois, par semaine. le comman- 


Quelques heures après, quand le 
Monsieur en: gris revint diner aux E- 
Joux, comme ‘cela lui arrivait: ‘plu- 


ces télescopes! Mais je vais vous met- 
tre un peu à la page. La constella- 
tion qui vient de me captiver, et... 
qui. répond au joli nom  d’An- 
dromède,. c'est une autre vole lactée, 


dant, pour se reposer de son :admi- | dr \ 
située à .une distance’ d'où la lumière 


nistratif courrier de maire, avait sorti 


de mondes, et de l'Harmonie souve- 


de :n'ai rien dit... 


mante, Un peu sauvage; mais si peu 


mais nous comptons pour ce que 
nous sommes et avons le droit 
de vivre. 

Henri Bourassa. 


me + 


,mon appartement. Je sors’. je vais au 
théâtre. au concert. 

…Si je reste à la maison, Sylviane 
est musicienne, ele me jouera de 
belles choses. nn 


Espoir charmant, Sylviane m'a dit: 
“Je t'aime” Et, depuis lors, tont me 
semble plus beau! 


Si je suis malade — j'ai déjà 
quarante-deux ans, très sonnés — 
je serai soigné amoureusement 
soigné... Tilleul. Camomille!. Camo- 
mille. Tilleul!. C’est de la prose, 
cela? Possible!. Mais quand on est 
gripné, cette prose-là, elle est très 
apprétiable.… ‘ 

Le beau-père, à Noirmoutier, me 
laissera tranquille, et ne me fera des 
sermons que par lettres, Les lettres, 
on peut toujours ne pas les lire. 

Enfin, pas de belle-maman! 

… Evidemment, il y 2 1à tout un en- 
[semble intéressant. Cela, c'est le cô- 
té “soleil”. . 

Mais il y a l'ombre. Voyons l'om- 
bre.. | Etre à 
Il répéte sa première donnée: 

: Je me marie avec Sylviane: 
: Inconvénients: je mets dans ma vie 


jun oiseau fort joli. Mais. Mails. 


|: Le professeur cherche l'épithète 
sans la trouver... ee. 4 
Sait-on jamais ce qu'il y a, ou ce 
qu'il n’y a pas dans un cerveau de 
femme, et. dans un cerveau spécial 
|comme celui. de Sylviane. : 
…Pourrai-fe causer avec elle. l'en- 
tretenir. de mes études.? A : Paris, 


: : [n'aurait-elle pas ses côtés “province”? 


Comment ‘cette petite sauyageonne 
tlendra-t-elle son rang dans mes re- 
letions: officielles? : Si elle se montre 


à 


entre Île ciél et l’eau, j'ai été boule- 
versé par la vision dé ces mondes, 
dont le. silence épouvantait ce :mé- 
me Pascal! fe A . 
. Et ici, aux. 


Elouk, aveé me sim- 
passe / des : heures 


est .une trouvaill 


raine. qui préside à leurs mouve-| : CHAPITRE XX . . 
ments" "Le chambre de l'hôtel Saint-Paul 

:—"L'Harmonie : souveraine!” ré- |. Le Monsieur en gris & jeté trop: vi- 
pète :le professeur. : Cette expression | te. hier, ‘une : certaine. phrase - qu'il 


‘banale. Belle santé Physique : et. mo-' 


{fler, et. sans ‘inquiétude; car, : étant! : 


comptait: bien: réserver pour la fin de 


eu lle. trop ‘“:Cléricale, ne. gènera-t-elle 
rale, Je l'emmène.à Paris:. j'en. suis | mon avenir? : RER 7 


profondément religieuse, elle ‘me de- |: 
meurera. toujours ‘Absolument fidèle, 
J'ai: Je à F deu é 


VOL. VII 


EDMONTON, ALBERTA, LE 8 MAI, 1935. 


LA SURVIVANCE 


. Organe de l'Association Canadienne-Française d’Alberta. 
publiée par l’Imprimerie “La Survivance” Ltée., Edmonton. 
DIRECTEUR: ADMINISTRATEUR : 
Gérard Forcade, ©.M.I. Le commandeur J.-E. Morrier. 
REDACTEUR: Jacques Sauriol. 

Abonnement CANADA: ETATS-UNIS: EUROPE: 


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Haute finance et munitions 


L’Avis des Autres... 


| Blocus préventif 


| AU GRAN CHACO 
| (Gazette de Lausanne) 


La Société des Nations est inter. 
venue avec bonheur dans les compli- 
cations sarroises au commencement de 


La commission sénatoriale des g-| Le fameux principe britannique du 'cette année. Son prestige, et même 


tats-Unis qui recherche quels liens il: ‘Business as usual” qui résista à l'é- son autorité, étaient sortis grandis de 


y a chez nos voisins entre l'industrie 
des munitions et la haute banque pri- 


annuel $2.00 $2.50 8.00 
La correspondance est reçue avec lindication du service, 


| 


ipreuve de la guerre n'a pas eu de : cette épreuve, et l'on recommençait 
|mal à survivre en temps de paix et à lui faire crédit. On doit craindre 
a: tit-par-s'imposer an mMolde anglo jque ce succès ne demeure assez isolé, 


Rédaction ou Administration, à 


10010, 109e rue, Edmonton, Alberta. Téléphone: 24702 | 


UN BEAU SUCCÈS 


Malgré l'incertitude de Ia température et l’éloignement du 
lieu qu’il était d’ailleurs impossible de rapprocher, et malgré 
quelques détails de l’organisation un peu insolites dans une ré- 
union de Canadiens-français, le bazar de St-Joachim coura- 
geusement entrepris malgré la dureté du temps par le R. Père 
Curé, et consciencieusement organisé par des dames dévouées, a 
remporté un franc succès à tous les points de vue. Le rapport fi- 
nancier est substantiel et il fait autant d'honneur aux généreux 
paroissiens qu’il fera de bien à la fabrique. Le résultat social est 
* lui aussi digne de remarque. 


Ce point de vue a son importance. Car à côté du résultat ma- 
tériel, toute organisation paroissiale doit se proposer pour but 
un résultat social; elle est le grand moyen de faire rencontrer 
lies gens, de les faire se parler et se comprendre. Et Ia bonne 
entente qui sort de ces contacts est si nécessaire parmi nous. 
Après avoir mangé, après s'être récréés ensemble, nos gens sont 
plus disposés à bien s’entendre et à travailler en commun pour 
le bien de nos institutions. Le développement des relations de 
famille à famille n’a-t-il pas aussi une grave importance, pour 
prévenir tant d’unions dangereusement assorties. 


-X n’y à pas à dire, quand les femmes s’en mêlent, tout va 
bien. La tradition canadienne a consacré ce précepte. Qu’il soit 
entendu des organisateurs de toutes nos manifestations publi- ! 


ques, et que les femmes le comprennent et ne refusnt pas un! 
concours si précieux. Elles s’attireront ainsi par leur amabilité, 
un compliment d’autant plus agréable qu’il sera mérité. 

J. S. 


UN ARGUMENT SENSIBLE 


Hi faut notre patience et notre volonté de bonne entente pour! 
ne pas croire à la mauvaise volonté des gens qui refusent de 
nous servir en notre langue. Les fonctionnaires publics sont 
pourtant payés pour ça, et c’est nous qui les payons. 


On l'a vu dans l'affaire des billets de la Banque du Canada, 
et on le voit encore. C’est presque un procès qu’il faut faire à 
chaque fois pour avoir des billets français. Les gens obtus qui ont 
pensé que ce moyen était bon de nous berner une fois de plus, 
se sont dit qu'en réservant la langue française à quelques billets 
encore presqu’introuvables, ils useraient vite la résistance des 
canadiens-français trop polis pour insister. Ils se trompent. Car 
autant nous sommes conciliants avec nos amis, autant nous 
devenons entétés avec ceux qui de leur propre volonté devien- 
nent nos ennemis. Il faudra de toute nécessité qu’on nous paie 
en français l'argent que nous allons échanger aux banques. Que 
cela cause tout le tracas imaginable, nous l’exigerons quand 
même, car ce n’est pas nous qui l’avons causé. Et nous ne ces- 
serons de réclamer contre cette tracasserie qui donne une mi- 
sérable idée de l'esprit de ses auteurs, tant qu’on n'aura pas 
donné au bilinguisme de la banque, sa sanction naturelle en 
libellant tous ses billets dans les deux langues officielles du 
Canada. 


Que nos gens se donnent le mot et qu’ils usent, pour con- 
vaincre les banques du sérieux de notre exigence, qu'ils usent 
du grand moyen qui prend toujours avec des financiers. eu | 
banques où nous serons mal servis, où on nous répondra gros- 
siérement et où on nous reéfusera satisfaction, nous retirerons 


vée a fait jusqu'ici du beau travail; 
mais elle se heurte à des obstacles as- 
sez sérieux. Elle aurait voulu étudier 


à fond les relations entre la grande 
maison Morgan et les munitionnaires 
américains. Il y a environ trois se- 
maines, les enquêteurs de la com- 
mission Nye se rendirent à la Gua- 
ranty ‘Œrust Company, filiale de 
Morgan, et réclamèrent la corres- 
pondance échangée entre cette ban- 
que et les gouvernements de Lon- 
dres et de Paris avant l'entrée des 
Etats-Unis dans la guerre, en 1917. 
I1 y eut tout de suite intervention 


saxon comme une vérité révélée. Le 
“Business as usual” se trouve à la 
base non seulement de toute l'orien- 
tation économique de l'Angleterre, des 


l'orientation politique de Londres et 
le New-York. Ces deux places domi- 
nant le marché mondial, les autres 
|puissances n’ont eu qu’à s’incliner et 
à suivre la voie tracée par l'expé- 
rience. Le principe de la non-restric- 


Etats-Unis et de quelques autres pays, 
mais aussi, et par conséquence, de| 


L'affaire du Chaco se présente assez 
; mal. Tous les efforts tentés jusqu'à 
| présent pour terminer la guerre qui 
met aux prises le Paraguay et la Bo- 
livie ont échoué. 


En soi et au point de vue des inté- 
| rêts européens, cette guerre du Chaco 
in’est pas d'importance capitale, mais 
Îles Etats de l'Amérique hispanique 
i s'étaient ralliés, avec beaucoup d'ar- 
deur, à la Société des Nations au mo- 
ment où elle fut créée. On les croyait 
sincèrement pacifiques. S'ils venaient 
! de loin siéger à Genève, on ne dou- 


discrète à Washington de l'ambassa-|tion des affaires, même avec l'enne- |tait pas que ce fût parce qu'ils avaient 
de anglaise, dirigée de Downing ;mi, s'est développé au point de de-|la foi. Il est difficile de conserver ces 
Street; et la commission sénatoriale | kenir une doctrine d'aide particuliè- illusions. On ne peut se défendre de 


[a 


dut comprendre à mi-mot que si elle 
insistait davantage, elle pourrait com- 
promettre l'excellence des relations 
diplomatiques anglo-américaines. La 
semaine dernière, la commission dé- 
légue ses enquêteurs à la maison Mor- 
gan elle-même. Il ne se passa guère 
de temps qui quelqu'un de très haut 
placé fit savoir aux sénateurs Nye, 
Clarke et Pope qu'il serait bon de 
laisser en paix la maison Morgan 
et de ne pas remuer ses papiers se- 
crets. On a prétendu, dans des mi- 
lieux bien informés, que si la pré- 
sident Wilson, après avoir pris une 
attitude d'expectative au sujet de la 
guerre, avant 1917, se décida d’y je- 
ter les Etats-Unis, c'était en partie 
parce que les munitiohnnaires améri- 
cains, chargés de lourdes commandes 
françaises et anglaises, étaient pres- 
que à bout de crédit et avaient be- 
soin d'une intervention comme celle- 
là pour pouvoir suffire à leur tâche 
et récolter leurs profits escomptés. 
Si la commission Nye ne peut conti- 
nuer effectivement son travail, on 
se demandera si la maison Morgan ne 
veut pas bloquer toute enquête sur 
les événements de 1917 et Ja part 
qu'elle y prit elle-même. Et cela jus- 
tifierait de croire à la version des 
influences secrètes exercées en 1917 
pour éviter la ruine de grands indus- 
triels. 


Le Devoir. 


Lois ouvrières uniformes 


Les gouvernements devraient unifor- 
miser dans la mesure du possible les 
lois ouvrières des neuf provinces du 
Canada, afin qu'il ne soit pas permis 
à un manufacturier qui aurait des us- 
ines dans l'est et dans l'ouest du pays, 
de fermer celles de l’est, à cause de 
la législation provinciale qui oblige 
de payer un salaire raisonnable à ses 
employés, et d'agrandir celles de 
l'ouest pour maintenir la même pro- 
duction en payant des salaires moins 
élevés, parce que dans cette partie du 
pays manque ue législation protec- 
trice des ouvriers en matière de sa- 
laire, a déclaré hier, à la dixième jour- 
née sociale des Syndicats catholiques 
du diocèse d'Ottawa, tenue à la mai- 
son des Retraites fermées à Hull, M. 
Maurice Doran, agent d'affaires des 
unions catholiques “de la région. 


M. Doran à exprimé ce voeu à la 
fin de la conférence qu'il a donnée 
sur les lois ouvrières de la province 
d'Ontario. 


“Les dois ouvrières de l'Ontario, 
après M. Doran, sont très complè- 
tes en comparaison de celles de Qué- 
bec. Elles sont plus détaillées, dit-il 
Et la raison est due, je crois, au fait 
que le ministère du travail de l’Onta- 


notre concours. Il est modeste, sans doute; si les banques n’y |;5 est plus vieux que celui du Qué- 
tiennent pas, elles devront alors s’en passer. Et ce sera un trait bec: ce qui lui a permis d'acquérir 
de plus àjouté à la petitesse proverbiale de leur caractère, de |plus d'expérience en cette matière. Je 


voir tous ces gens d’affaires qui ont le verbe haut parce qu'ils 
abusent de notre courtoisie, de les voir faiblir non pas devant 
un droit qu’ils persisteront sans doute à méconnaitre, mais de- 
vant un fait qui féra mal à leurs intérêts. 


Le même moyen peut nous servir efficacement dans l’obten- 
tion de licences de radios rédigées en français. Il faut refuser 
sans discussion toute formule anglaise, et ne pas s'inquiéter 
des menaces légales que certains fonctionnaires trop zélés em- 
ploient pour réduire un contribuable. Ils nous connaissent bien 
peu s'ils ignorent le goût traditionnel des canadiens-français 
pour discuter la 1oi. 


La loi d'ailleurs ne se discute point dans le cas. Elle s’ap- 
plique. Et quand ceux qui la devraient appliquer, qui sont payés 
par nous pour le faire et qui sont à leur bureau pour nous ser- 
vir, négligent ou refusent de faire leur devoir, nous ne. nous 
demandons pas.où est rendue leur conscience car ils l’'ont.ou- 
bliée, maïs nous les avertissons que ces illégalités continuelles 

commises par ceux même qui doivent donner l’exemple du res- 
” pect des lois, détruisent peu à peu la confiance du peuple dans 
la justice du pouvoir qui le gouverne. Si jamais le peuple cesse 
d’honorer la justice, ces malheureux devront accuser leurs pro- 
pres scandales. Car c’est un scandale aussi grave qu'un vol de 
grand chemin, de voir tant de gens qui sont payés pour notre 
service et qui ne nous servent point. _ :" 
| RE . : Jacques SAURIOL. di 


CR EE SR ER 


+ 


ne veux pas dire, cependant, que le 
Québec est dans l'enfance en matière 
de législation ouvrière. Car à ce que 
le ministère du travail de Québec n’a 
pas en expérience — il n’a été créé 
qu'en 1931 — il y a suppléé par des 
actes et nous devons le féliciter du 
gros travail accompli au cours de sa 
brève existence.” 


Le Droit. 


re aux ex-ennemis. Cela nous a valu 
des expériences coûteuses, puisque ces 
derniers ont tous fait faillite les uns 
| après les autres et que certaines puis- 
Énbes: comme l'Allemagne, se sont 
offert le luxe d'emprunter d'énormes 
capitaux à des conditions excellentes, 
puisqu'elles savaient ne jamais les 
rendre. La doctrine du “Business as 
usual” s'est donc révélée coûteuse 
et dangereuse, puisqu'elle a permis 
de rétablir et même de développer à 
outrance le système économique des 
ex-ennemis en leur permettant de 
devenir des concurrents redoutables 
par leur outillage rénové. 


Il faut voir dans l'application dé- 
terminée de cette doctrine une des 
causes de la crise actuelle — qui n’est 
pas due qu’à ce seul facteur — et 
aussi du refus réitéré de l'Angleterre 
et des Etats-Unis de veiller à l’appli- 
cation stricte du traité de Versailles 
au moyen de sanctions. 

L'ORDRE. 


LE BLE 


La question du blé ne préoccupe 
pas sculement les grands producteurs 
de l'Ouest. Elle intéresse toute l’éco- 
nomie canadienne sur laquelle le 
commerce de cette céréale exerce, 
comme chacun sait, une profonde in- 
fluence. Elle ne saurait laisser indif- 
férent le contribuable canadien de- 
puis que le Gouvernement, d'abord en 
fixant des prix minima, ensuite en 
constituant âes stocks, a engagé le 
crédit de l'Etat. 


| 
| 


Aussi le pays a-t-il accueilli avec 
une satisfaction générale 1a récente 
hausse qui a porté les cours au plus 
haut point de l'année et très au- 
dessus des niveaux où ils se tenaient 
à pareille date l'an dernier. Cette 
hausse a été provoquée par l'ouragan 
oui a causé aux Etats-Unis, de gra- 
ves dégâts aux cultures d'hiver qui 
fournissent la plus grande partie de 
la moisson annuelle, A la suite de cet 
accident, si l’on en croit certains op- 
timistes, la question du blé serait en 
voie de recevoir une solution défi- 
nitive. Le problème n’est malheu- 
reusement pas aussi simple. 


Le profond fléchissement de la de- 
mande mondiale tient d'abord à une 
cause fortuite. Les abondantes mois- 
sons, en 1932 et en 1933, des princi- 
paux pays importateurs de l'Europe 
continentale, notamment la France, 
l'Allemagne et l'Italie, avaient mis à 
la disposition de ces pays, au début de 
la campagne, d'importantes réserves 
qui expliquent l'application ou le ren- 
forcement de mesures de protection 
de divers ordres. Mais il dépend aus- 
si sans doute d’une cause permanen- 
te. La consommation du pain est en 
régression’ dans de nombreux pays où 
les légumes et les fruits tiennent, 
dans le régime alimentaire, une pla- 
ce de plus en plus grande. 

Le Nouvelliste. 


IL YAVI 


NGT-CINQ ANS … 


Le Courrier de l'Ouest écrivait le 5 mai 1910: 


Un fermier d’Alberta, dans une 


lettre ouverte à notre journal, nous 


cette idée que le zèle originel des E- 
tats de l'Amérique du Sud à passer 
{l'océan tenait essentiellement à leur 
désir de s'arracher à l'influence pré- 
dominante des Etats-Unis sur le con- 
tinent américain. Ils jouaient Genève 
contre Washington. 


Force est blen de constater que non 
seulement le Paraguay et la Bolivie 
refusent de mettre bas les armes, com- 
me la Société des Nations les en sup- 
plie depuis trois ans, mais la procé- 
dure par laquelle on peut espérer le 
retour à la paix n'arrive même pas à 
se fixer. Le conflit doit-il être réglé 
par les Etats limitrophes du Para- 
guay et de la Bolivie, patronnés par 
la Société des Nations, ou doit-il être 
réglé à Genève même et avec la col- 
laboration des Etats européens? M. 
Massigli, représentant de la France, 
a posé la question aux Etats voisins 
du Paraguay une fois de plus avec 
toute la clarté voulue: “Quelles consé- 
quences, a-t-il demandé, tirer des dé- 
cisions prises à Genève avec leurs col- 
lègues? Veulent-ils que les recom- 
mandations soient appliquées ou pré- 
fèrent-ils qu'elles restent en som- 
meil?” Le représentant du Royaume- 
Uni à enchéri sur certe question, po- 
sée par le délégué de la France. Il a 
tout particulièrement insisté sur la 
nécessité d'observer strictement l'em- 
‘bargo sur les armes. Ce serait, en ef- 
fet, un efficace moyen, peut-être le 
seul, de mettre fin au conflit. Le 
Paraguay et la Bolivie ne possèdent 
pas de fabrique d'armes. Les fusils 
employés par les Paraguayens, au dé- 
but des hostilités, étaient des fusils 
d'un type incroyablement archaïque, 
[achetés aux Argentins. Aujourd’hui 
encore, si l’on en croit le TIMES, le 
Paraguay n'a pas d'avions. Il a des 
canons pris à la Bolivie, mais pas de 
munitions. Les serpents et les fièvres 
causent donc autant de ravages par- 
mi les malheureuses troupes engagées 
au Chaco que les projectiles; Mais 
ce n'est pas une raison pour ne point 
essayer d'empêcher le ravitaillement 
des belligérants. La mauvaise volonté 
des Etats limitrophes forme, d'autre 
part, un obstacle insurmontable. C'est 
particulièrement contre le Paraguay, 
jusqu’à présent victorieux et qui, 
d'ailleurs, pour tirer de sa victoire 
tout le profit possible, a quitté la So- 
ciété des Nations, que l'embargo est 
invoqué: mais dans la séance du 13 
mars, M. Guani, délégué de l'Uruguay 
au comité du Chaco, a publiquement 
déclaré que l'Uruguay continuerait 
d'envoyer des armes aux Paraguayens 
tant que les autres gouvernements ne 
renonceraient pas à ravitailler les 
Boliviens. Il est difficile de vérifier 
ces allégations réciproques. En at- 
tendant la guerre continue. 


L'armée du Paraguay doit avoir at- 
Iteint, dans sa marche victorieuse, les 
gisements pétrolifères qui sont, au 
fond, l’objet du conflit, et qui se trou 
vent dans la région de Villa Montes, 
präs de la rivière Pilcomayo Les 
gens qui voient le pétrole partout 
(n'’a-t-on pas dit que le soulèvement 
vénizélien avait été provoqué par sir 


C'EST LE TEMPS 


Depuis quelques semaines, on dirait que le monde public 
a cessé de vivre, du moins il a cessé de parler. Les parlements 
sont en vacance, les campagnes électorales n’ont pas encore dé- 
buté, ce dont nul ne se plaint, et jusqu'aux diplomates qui de- 
puis l'arrivée du printemps se laissent aller à la douceur de 
vivre et oublient d'informer leurs gouvernements que la guerre 
est prochaine. 
Puisque le public parle moins, les gens de journaux ont 
donc moins à dire. Ils sont donc plus disposés à écouter. Il paraît 
que ça ne leur arrive pas souvent, alors, qu’on en profite. Pen- 
dant ces accalmies, c’est le temps le plus favorable à la publi- 
cation des lettres ouvertes et aux polémiques courtoises, car 
nos colonnes sont plus libres. ; 
Tous ceux de nos lecteurs et de nos amis qui'ont quelque- 
chose à nous dire et quelque projet à nous proposer seront bien- 
venus à profiter de ce bon temps. Ils ont de l’espace et ceux 
qui leur parlent si souvent ne demandent pas mieux que de les 
écouter à leur tour parler de leurs affaires, et les entendre traiter 
à leur propre point de vue. 


J. S. 


LES CONGRES 


Il en fut question à la dernière réunion de l'Exécutif dé 
FACFA. Depuis l’annonce de celui de Faiher. qui promet:un 
succès de plus en plus brillant, d’autres congrès sont aussi an- 
noncés dans le sud. Il s’en tiendra probablement quatre, à Cal- 
gary, à Pincher Creek, à Trochu et à Cluny. Nous nous propo- 
sons d’en publier les dates et les agendas aussitôt qu'ils auront 
été fixés. Celui de St-Paul vient d’être annoncé et dans une 


| aussi vaste et aussi populeuse région, le succès des organisations 
est toujours assuré, : 


C'est dans le but de mieux étudier les problèmes locaux .et 
pour donner à nos gens des occasions plus faciles et plus nom- 
breuses de se rencontrer et de se connaître, que ces congrès 
régionaux ont été entrepris. Il est plus facile que dans une 
réunion générale, d'y parler des affaires que seuls les gens de la 
place peuvent connaître et juger. 

Pour ne négliger aucun élément de succès, il serait bon de 
soigner particulièrement la partie récréative, sans lui permet- 
tre de nuire aux réunions sérieuses, dans le programme du con- 
grès. Et nous le redisons, mieux valent souvent les réunions et 
les soirées intimes, dans les familles, que des séances publiques 
où l’on s'amuse sans doute, mais où on se récré moins. Ce qu'on 
rapporte d'une veillée entre amis est toujours précieux. Dans 
les conversations qu’on y tient, il est plus facile d'échanger des 
idées et de partager des sentiments qui font du bien. Et n'est-ce 
pas une de nos plus authentiques traditions nationales que ces 
mondanités en famille? Pas plus que les autres, celle-là ne doit 
être népligée. Si cet été, nos gens se visitent en six ou sept en- 
droits, à l'occasion des congrès régionaux, ces réunions porte- 
ront plus de fruit parce qu’on y aura causé plus librement et 
qu’on en aura gardé un meilleur souvenir. 


JS. 


LE JUBILÉ DU ROI 


Les fêtes qui viennent de se clôre resteront comme un beau témoi- 
gnage d'estime à nos souverains; elles sont en ce temps difficile une re- 
lache reposante au milieu des traverses de la politique. 

H ne faut souvent qu'un léger dérivatif pour écarter de l'esprit humain 
les idées troublantes que des événements neuveaux lui apportent sans Jui 
donner le temps de les comprendre par l'expérience. Il faut encore moins 
| pour changer les sentiments des hommes et faire succéder la paix à leur 
inquiétude; souvent un événement utilisé à propos détend soudain les vo- 
lontés qui allaient se briser dans un choc trop rude, et les fait dériver cha- 
cune de son côté en évitant la rencontre fatale. Les hommes à qui l’ex- 
périence du pouvoir enseigna comment gouverner les hommes font donc 
preuve de sagesse en utilisant même les souvenirs et les commémorations 
pour inviter les hommes à se reposer un peu de leurs affaires et à frater- 
niser comme on se réjouit entre braves gens. Les fêtes publiques, si légère 
que paraisse l'émotion qu’elles provoquent dans la foule, ont ce grand avan- 
tage psychologique: elles distraient le peuple de ses difficultés et cultivent 
les grands sentiments pour détruire les mauvais. 
| On peut donc espérer que les récentes fêtes qui ont réjoui avec toute 
i la famille royale, les peuples de l’empire que notre souverain gouverne sa- 
| gement, on peut espérer que ces peuples un moment arrêtés dans leurs 
\ discussions et dans leurs entreprises par un jour de fête se retrouveront 
| demain reposés et encouragés. Cette détente va se faire sentir sur tout le 
;inonde, II sera plus facile de parler de paix, à des esprits éclairés par de 


À 
1 


n 


| 


| 


! bonnes et braves idées qu’il étalt à propos de répéter en fêtant le roi si 
modéré lui-même et si digne de servir d'exemple à ses sujets. 
S, 


+. 


Basil Zaharof?) estiment que le Pa- 
|raguay négociera quand il se sera dé- 
finitivement assuré les puits de Villa 


‘| &'Edmonton. Nos télicitations aux organisateurs. 


apprend que les RR. J. A. Ethier, curé de Morinville et J. A. Normandeau, 
curé de St-Emile, sont revenus enchantés d'un court voyage dans l'Est. 
Ils ont en passant pu se rendre compte des progrès accomplis par la colo- 
nisation dans les centres canadiens-français de la Saskatchewan. 

Une importante assemblée à été tenue la semaine dernière à St-Paul- 
des-Métis, pour organiser une société de St-Jean-Baptiste. On y a élu le 


.comité suivant: président, l'Hon. P. E. Lessard, député: président-actif, M. 
: sec.-trés., Sylvestre Cyr; 


E. B. Racicot; vice-président, M. Elz. Poitras 


Chapelain, le R. Père Thérien, curé. | PL 
‘ Les membres du cercle de St-Jean-Baptiste de la Rivière-qui-Barre ont 


prit la belle initiative d'organiser une célébration de la St-Jean-Baptiste. 


Xls se proposent d'inviter à cette fête toutes les 


sociétés-soeurs du. district 


É 


Montes. Il ne se gêne plus pour dé- 
clarer, maintenant que le sort des 
armes le favorise, que le conflit est 
trop complexe pour être réglé par des 
Européens qui n'en savent rien, et 
qu'il faut laisser la décision aux ar- 
mes. Le Paraguay ne veut pas d’un 
arbitrage: la Bolivie ou le Paraguay 
devra céder. Le Paraguay qui a fait 
un énorme effort, le Paraguay dont 
la situation financière est presque 
désespérée, a repris confiance depuis 
qu'il tient le bon bout. Quant à la 
Société des Nations, elle pourrait bien 
avoir une fois de plus passé à côté du 
but. 


Dans la même séance du 13 mars 
où M. Guani parla au nom de l'Uru- 
guay, un délégué soviétique, M. Hirs- 
chfield, déclara qu'il fallait à tout prix 
sauvegarder l'autorité de la S.D.N. et 
pour cela faire jouer contre le Para- 
guay, qui a quitté la Ligue, les sanc- 
tions prévues par l'article 16; mais 
à cette mise en demeure, M. Avenol, 
secrétaire général, à répondu par a- 
vance. Il a rappelé que les sanctions 
de l'article 16 ne visent que l'agres- 
seur. Or, la Société des Nations n’a 
pas cru pouvoir, en l'espèce, déter- 
miner l'agresseur. Est-ce le Paraguay 
ou 12 Bolivie qui à commenté Ja guer- 
re? Genève n'en sait rien, Genève ne 
peut donc recourir aux moyens ex- 
trêmes. On conviendra que le specta- 
cle de ces hésitations, de ces démêlés, 
de ces tergiversations, ne laisse pas 
-Natjons. ie ee 

Lt “Maurice MURET 


de porter ombrage à la Société des . 


{. 
î 
! 
j 


«donné par les jeunes de Calder, sous 
- J'habile direction de Mlle Marie Dos- 
_teler, 


* anne s’en vat-au moulin”. 


Dostaler, 


| Guénette. 


: taler. 


‘ diversion aux préoccupations et aux 


LAMOUREUX 


La partie .de cartes du 5 mai fut 


un succès tout à fait inespéré, vu] 
- l'état des chemins. Un grand nombre 


de nos bons paroiïissiens n'ont pas 
craint de venir en gros wagon et les 
plus favorisés — le petit nombre — 
étaient en automobile. Puis de St- 
Albert, Edmonton, Calder et Fort 
Saskatchewan, il y avait une belle 
représentation. Pour n’en citer que 
quelques uns, nous avions deux Pères 
Franciscains: les RR. PP. Alexis et 
Camille, puis M. Camille Villeneuve 
qui a quitté la ferme pour la ville, 
misis qui évidemment tient encore à 
Lamoureux par une multitude de fi- 
bres. j 


3 * Voici la liste des gagnants aux car- 
“tes: Miles Eudorine Godbout, Mathil- 


da Langlois, Marcelle Godbout ont 
gagné respectivement le ler, 2e et 3e 
prix offerts par Mmes Jean Nor- 
mandeau, Maxime Villeneuve et Pier- 
re Bélair. Puis MM. Emilien Para- 


“dis, Laurent Lamoureux et René Bé- 
-lair ont remporté les prix: des hom- 


mes donnés par MM. Alphonse La- 


moureux, Ephrem Langlois et Pierre 


Bélair. Le prix d'entrée échut à Mme 
Maxime Desrosiers et celui de la ra- 


# fle à Mme Léo Gagnon, le premier 
‘donné par Pierre Moret ‘et le Second 


par un paroissien de F'ort Saskatche- 
wan. 


“Pour le réveillon on voit se for- 
mer de petits groupes autour des ta- 
bles, et tout en dégustant sandwiches 
et café on cause gaiement. 


Le programme du concert noûs fut 


1. Chant: “La Marseillaise” “Mari- 


MM. Morin, Girouard, Caron et Dos- 
taler, 


‘2. Pièce: “La vengeance du Mort”. 
Mes Pirot Lamoureux et Morin. 


3. Chanson: “Ile de Capri”. 
MM. Morin, Girouard, Caron et 


4 Piano: Mme Anna Jacob. 
5. Tap Danse: Edmond et Laurent 


6. Chanson: “If you were the only 
girl in the world”. 
MM. Albert Morin et Francis Dos- 


7. “Danse des Poupées”. 
MM. Girouard, Morin, Stepney, Du- 
puis et Dostaler. 


8. Numéro final et “God save the 
King”. 

Peñdant une heure, ces gais artistes 
nous tinrent sous le charme de leurs 
chants et de leurs pièces jouées avec 
un entrain superbe. Nous leur adres- 
sons notre plus cordial merci et nous 
les félicitons de leur aisance natu- 
relle sur la scène et de leur jeu plein 
de vie. | | 

Ces soirées sont pour tous une utile 


soucis du jour. On se réjouit tous en- 
semble et le lendemain on supporte 
mieux le mauvais temps qui retarde 
les -semailles. Après avoir travaillé 
pour son église, on fait confiance à 
Dieu qui saura faire luire son. soleil 
en temps opportun et mûrir la mois- 
son lors même que le grain aura été 
confié un peu tard à la terre. 

M. et Mme Albert Gaumont ont fait 
baptiser leur huitième enfant: Marie 
Lydia Georgette. Le parrain et la 
marraine furent: M. et Mme Charles 
Paradis. --Corr. 


:  BONNYVILLE 


Dimanche, le 21 avril malgré la tem- 
pérature inclémente, presque tous les 
paroissiens de Bonnyville se rendaierit 
à la salle paroissiale pour prendre 
part au programme organisé par les 
Enfants de Marie, sous’ l’habile .di- 
rection de Mile Jeanne Sabourin et 
de notre devouée présidente Blan- 
che Boisvert. 


Rien ne manque pour faire de cette 
soirée un véritable succès. 


Voici le programme de cette magni- 
fique soirée: 1—“Les bruits du soir,” 
chanson par la chorale des Enfants 
de Marie. Les solistes furent: Miles 
Jeanne Leveïllée, Maria Maheu, Cé- 
cile Fraser, Blanche Boisvert, Yvette 
Baril, Pauline Déchène et Armandi- 


ne Ouimet. Mile TL. Déchènes était au 


piano. 2—"Gaîté Printanière”” une 
charmante petite danse exécutée par 
Miles Maria Maheu, Marie-Jeanne 
Hotte, Jeanne Ouimet, Olive Roberge 
et Eucille Campeau. 3—Une autre 
danse “Baillet Gracieux’” qui fut ren- 
du avec âme par Milles Laura Gin- 


gras, Simone Fraser et Anna Maheu. 


Enfin le dernier numéro fut un dra- 
me en deux actes qui fut si bien in- 


£ Se RARE) CS Cl * = RES 5 ". se È à ci Pa Î 
bonne ten ana raes eine ae eme mess dre dm NY détient de sde vi tangtt tete entr te nn QU, up ne 
4 . È 3 


ê 


COLD LAKE 


BROSSEAU 


“Epes messis in semine.” 
L'espoir de la moisson est dans la 
semence.” 


Le 23 avril à la dixième heure du. 
matin, un vent du nord s'élève, fu- 
rieux comme un lion maires LS 
arbres plient, les maisons chancel- : ; 
lent, la He enfle, son pontage gla- Tout, dans l’ordre naturel, et aussi 


dans l'ordre surnaturel, se réunit a- 
là. Enfin un rou- , 
ape ee les flancs des | VEC bonheur. pour nous rappeler cette 


à RES grande vérité. : 
collines qui bordent les rives:—c'est Le printemps renait avec l'espé- 


rance fleurie, oui sourit aux vaillants 
travailleurs au temps de la semen- 
ce. Et l’activité de nos braves fer- 


la “débacle” de la glace. Une force: 
cachée la pousse vers l'abîime océa-! 
nique. O homme, qui t'agites une 
heure. Ainsi vont les honneurs. 


: , tout miers s'exerce dans nos vastes 
a biens et les grandeurs champs, dans l'espérance de.la mois- 
P son dorée. 


Le 26 avril, M. G. Lavallée aidé de 
son beau-frère, M. Couture, et de 
Georges Lavallée son frère, font le 


« " 1 e 12 
de A re groupent nos fidèles croyants dans 


: t à aplanir | Une ardente prière. La Providence di- 
Mr Een es ap M. i vine guidera donc notre peuple; et 
Bergeron, le chauffeur du camion de, de son labeur bénit du ciel, produira 
M. Robinson de Lafond, transporte, ide bons fruits. | 
animaux et marchandises de St-Paul| Marchant sur la voie de Jésus, mo- 
à Edmonton, vit Two Hills. dèle des ouvriers, le chrétien sanc- 
MM. Henri Paré et Armand Vin- | tifiera sa vie par l'amour de son 
cent quittent Duvernay pour pren- l Dieu qui le pousse à accomplir son 
dre résidence sur leurs fermes res- rôle dans la société, Et, de ces se- 
pectives dans le district de Brosseau. mences fécondes, germeront dans les 
Mile Etiennette Marcoux est en re-! ee du paradis, une gloire éter- 
ts à St-Edouard. : nelle. | 
Ar Florence Rrostea débute dans! Jésus triomphant de la mort et du 


L'Eglise nous rappelle, cependant, 
| que le bon Dieu est le Souverain Mai- 


‘ MORINVILLE 


Nous avons célébré lundi dernier le 
jubilé d'argent de. notre roi et nous 
l'avons: fait avec toute la solennité 
dont nous étions capables. Les dra- 
peaux flottaient en plusieurs endroits 
de notre ville et notre population s’u- 


É 
| bration grandiose qui se passait à 


Londres. Notre député local se rendit 
[à Edmonton, recevoir la médaille don- 
! née à tous nos membres de le cham- 
‘bre, en souvenir de la fête du jour. 
Notre soeur Winnifred en fit autant, 
iet reçut des mains de notre lieute- 
nant gouverneur la médaille attribuée 
:à ses états de service dans cette pro- 
. vince. Nous n'avons pas besoin de 
dire combien : fière elle est de cette 
prorogative et nous nous faisons un 
plaisir de la féliciter chaleureuse- 
ment. 


| ‘Nous apprenons que bientôt notre 
provinciale, Soeur Zéanide sera aussi 
décorée par le gouvernement français. 
|La fête aura lieu dans quelques se- 
imaines et se fera probablement dans 
lla capitale. La France veut reconnaf- 


de Jésus ont rendus dans cette pro- 
vince, à la cause française. Cepen- 
| dant il ne faudrait pas croire que ce. 
| fut aux dépens de l'anglais car les 
|rapports de nos examens de ia haute 
école nous’ en donnent le démenti. Si 
l'on songe que l'an dernier la moyen- 
ne pour toute la haute école aux exa- 
mens de la fin d'année dépassait 88 
‘pour cent et l'année précédente 92 
pour cent, l'on admettra forcément 
ique l’enseignement du français ne se 
i fait pas aux dépens de l'anglais. C'est 
| justement ce qui fait le mérite de nos 


nissait de coeur et d'esprit à la célé-: 


l'enseignement, sous la direction de ; Péché, nous montre bien par sa Pas-. bonnes religieuses, c'est que dans une 
Mile Crée “Brosseau, institutrice à | Sion et sa Résurrection glorieuse, le :Jangüe comme dans l'autre, elles sont 


D ge aa ca ont 2 nd de deep era ren 


_ CALGARY" 


Paroisse Ste-Famille, 


Aux oeuvres paroissiales déjà exis- 
tantes et si prospères de la Ste-Fa- 
mille est venu se joindre une nouvel- 
le organisation, qui quoique stricte- 
ment limitée, à la paroisse et à ses 
membres, est jusqu’à un certain point 
indépendante des autres de par sa 
nature même. 


Nous voulons donc attirer l’atten- 


PAPE REC CREER 


im ee area ee d'énums een ne IN 


CLYDE 


Une triste nouvelle pour la parois- 
se: Mme Israel Foréier vient de mou- 
rir après quelques mois de maladie 
pendant lesquels on espérait qu'elle 
prenait du mieux. La perte d’une mè- 
re de famille est toujours cruelle, sur- 
tout quand elle laisse seuls, outre 
son mari, six petits enfants, comme 
c'est ici le cas. Nous demandons à 
nos bons amis de bien vouloir prier 
pour toute une famille en deuil, et 


tion de nos compatriotes de Ste-Fa- Surtout pour les petits orphelins, pri- 
mille sur la création parmi nous d’une | Vés Maintenant d’une mère dévouée. louaet plus de préambules. Nous sa- 


| caisse Populaire, sous le nom de Cais- 
Îse populaire de Ste-Famille. 


La place nous faisant défaut pour 
faire un exposer complet du but du 
fonctionnement et mécanisme de cet- 
rte caisse populaire, nous nous permet- 
tons seulement de faire remarquer à 
nos amis que depuis plus de 25 ans 
que ces caisses populaires existent 
idans l'Est. Des résultats au-dessus de 
toutes prévisions ont été obtenus 


tre de tout bien, et les “Rogations” | tre par là les services que les Filles d'une part par la rapidité avec la- 


quelle ces caisses populaires se sont 
propagées dans la province de Qué- 
bec et dans l'Ontario, et aussi par dés 
mouvements de fonds se chiffrant par 
millions de dollars et. obtenus par la 
simple contribution de sommes extrè- 
mement modestes. Nous ne citerons 
entre autre que la Caisse Populaire de 
Lévis, PQ. qui a commencée avec 
89 membres, a prêté près de $7,000,- 
000.00 sans pertes depuis les 25 ans de 
| son existence. 


L’enterrement aura lieu à Clyde le 
6 mai, la messe des funérailles pre- 
nant place à dix heures en l’église St- 
Patrice. —Corr. | Rs Ré 


VILLENEUVE 


M. Rosaire Hébert en voyage au 
nord-est, est de retour depuis quel- 
ques jours. Durant son séjour à Guy, 
il a acheté deux quarts de terre, pour 
établir ses garçons, Walter et Elphè- 
ge. Ces derniers s’y rendront sous 
peu, pour faire les semences. 


La date’ de notre pique-nique est 
fixér pour le premier dimanché du 
mois de juin. | 

Les chemins de campagne -sèchent 
très vite, et seront bientôt passables 
pour les autos, AUS ot 

Les semences sont beaucoup en re- 


Drome ent œ ee mets sent ne ge mecie ie À 


‘8 MAL. 1935. 


PENSIONNAT DES SS. 
DE L’'ASSOMPTION 


Les Avant-Gardistes du Pension- 
nat canadien-français fêtent leurs 
autorités religieuses. L'autre jours, c’é- 
tait leur bonne Mère Supérieure, au- 
jourd'hui c'est M. le Curé. 

Nous offrons des fleurs, disons no- 
tre reconnaissance, faisons des pro- 
messes et souhaitons du bonheur. Un 
chant, de la musique cadre le tout. 

Puis, vite! à nos livres! Si l'Alberta 
a encore ses neiges, les examens n’ont 


[uons le roi, fétons la Dollard, puis 
ça y sera ! ; 
Bons succès dans les concours fran- 
çais à tous les Avant-Gardistes de 
l'Alberta! 
: Madeleine Beauchemin. 


FALHER 


‘ Dans le dernier compte-rendu de la 
séance dramatique et musicale don- 


temps, une erreur de copie a fait 
commettre tout à fait involontaire- 
ment, il va s'en dire, une faute d'o- 
mission. C'est le nom de Mlle Fieu- 
rette Gagnon. L'omission est d’au- 
tant plus regrettable que Mlle Ga- 
gnon a bien contribué au succès de la 
séance, par le talent vraiment remar- 
quable qu'elle a mis dans l’accom- 
plissement musical de la pièce: “Les 


née à Faïher il y a déjà un certain 


tard. Nous ne pensons pas commencer | Secrets de La Baronne.”Corr. de 


Ë événement annuel, il a été décidé 


l'école St-Laurent. 


victime de l'onde. 
M. Joseph Rioux fut accidentelle- 
ment blessé à la joue par un four- 
chon. - : 
Nos jeunes écolières—Yvette St-Hi- 
laire, :-Régina et Hermine Brosseau, 
retournent au couvent de Vegreville. 
L'office du mois de Marie, tous les 
soirs aura lieu à 8 


ue À 


—Corr. 


SAINT-ALBERT 


Dans notre dernière chronique nous 
disions que le retard du printemps 
empêchait d'annoncer la date du sou- 


chemin du ciel. Heureux ceux qui sa- 


les bras Ge Jésus, Marie et Joseph! 


tee c TP SRIENENENÉ é 

Cruelle faucheuse, la mort nous & 
ravi un frère bien aimé en Jésus- 
Christ; et telles sont les grandes le- 
çons qu'elle nous a données. En effet, 
samedi saint monsieur Arthur Tru--. 


deau, muni des secours de notre sain- 


heures et demie. |{ ;eliion, entrait dans l'autre mon- 


de. Il est mort dans la fleur de l’âge, 
après une courte maladie, laissant 
une épouse, uñ père, une mère, des 
frères et soeurs et nombre d'amis é- 


1plorés. La résignation admirable de ce 


Ichrétien, dans ses cruelles souffran- 
ices, endurées en union avec Jésus 
icrucifié, nous consolent, mais notre 
coeur. brisé pleure celui que nous a- 
vons aimé. | 

Ses funérailles témoignèrent de l’es- 


per-concert donné ordinairement à |time et de la vive sympathie, par 


Pâques. Tardivement le printemps 
s'annonce enfin; ce qui veut dire la 
presse des travaux des semailles. Et 
pour déranger le moins possible nos 
bonnes gens de la campagne, qui de 


leur côté, tiennent a ne pas manquer 


de remettre le tout après les semail- 
les. Au troisième dimanche de juin, 
alors que tout le. monde sera libre, le 
soleil .plus chaud et les jours plus 
longs. Donc marquez bien la date sur 


le calendrier: dimanche, le 16 juin.|. 


On en reparlera. En attendant les an- 
ciens s'exercent sur les trétaux, et les 
jeunes gens, sur le terrain de balle 
au camp. > 

Un garçon, âgé de 12 ans, enfant de 
Mme Vve l'Hirondelle fut atteint su- 
bitement de méningite il y a une 
dizaine de jours et transporté à l'h6- 
pital, où, dit-on, il prend du mieux. 

Ont été baptisés: Joseph-Emile 
Courtepatte, fils de Camille Courte- 
patte et de Nellie Cunningham. Par- 
rain: Joe. Beaulieu; marraine: Mme 
J. Beaulieu. Mary-alice-Berth Hem- 
mings, fille de Archie Hemmings et 
de Eldred Kelly. Marraine: Katleen 
Kelly. —Corr. 


:BEAUMONT 


Plusieurs ont commencé leurs tra- 
vaux de semence qui devaient com- 
mencer la semaine dernière, mais par 
une nouvelle tempête de neige, furent 
remis à une autre semaine. Quoique 
les champs soient inondés, il faut 
‘pourtant commencer. | 

Dimanche le 5 mai, le R. P. Ga- 
borit nous dit. quelques mots à pro- 
os du Crédit Social, mais surtout 
sur les liseurs de Bible, vendue par 
des soi-disants “Bible student”, et 
interprétée de toutes sortes de fa- 
çons, chacun à sa manière, 


l'assistance nombreuse et la solen- 
nité de la liturgie. sacrée. Bienheu- 
reux ceux qui meurent dans le Sei- 
gneur! Ils reposent” en paix! La voie 
droite conduit au ciel. À nous de nous 
y acheminer tandis qu'il en est temps 
encore. Ensemensons en cette vie pas- 
sagère, de bon grains de nos vertus 
chrétiennes, afin de récolter le bon- 
heur éternel. 

La “Première Communion” est un 
jour du ciel sur la terre. Et qu'il est 
doux à nos coeurs de se souvenir du 
premier baiser d'amour avec Jésus 
Hostie ! 

Sept petits anges s’approchèrent de 
1la Table Sainte, pour recevoir Jésus, 
‘le Roi d'amour des coeurs purs — au 
grand jour de sa Résurrection. La so- 
lennité fut vraiment touchante, et 
surtout bienfaisante, pour notre chè- 
re paroisse. Nul doute que la béné- 
diction divine est descendue sur nos 
familles chrétiennes, surtout celles 
qui comptent un communiant de plus. 


La semence de Jésus dans ces ter- 

res vierges, est encore le meilleur ga- 

ge de leur innocence, et de leur vie 

chrétienne, jusqu’au jour qui les ver- 

ra hommes parfaits dans le Christ, 

et qui leur ouvrira les portes du ciel. 
—Corr. 


BONNY VILLE 


Cercle de N.-D. des Victoires 


Notre assemblée a commencée par 
les prières habituelles, puis le Prési- 
dent, Hervé Hotte, a demandé à la 
Secrétaire de lire les minutes de la 
dernière assemblée qui ont été ap- 
prouvées telles que lues. 


Récitations, histoires ou chants a- 
vaient été laissés au choix de chaque 
Avant-Gardiste. Presque tous 
membres du Cercle de Notre-Dame 
des Victoires eurent à coeur de faire 
passer une bonne heure. 


_Les plus intéressants furent Gabriel 
Ouimet, Lucienne” Thomas, Annette 


les. 


de véritables maîtresses. Donc nous 


À ili être une | Vent porter avec Lui la croix de leurs ire sommes pas surpris que le consul 
DL EHOIeR ROPAESLE7a $ ee d'état, et qui meurent dans ë 


: général de France, M. Suzor ait jugé 
[à propos de reconnaître ce mérite et 
"de faire décorer notre provinciale et 
! par elle toutes les moniales de sa com- 
munauté. 


Ici encore nous ajoutons nos -féli- 
citations ‘aux Filles de Jésus et nous 
sommes fiers qu’elles soient à l’hon- 
neur, lequel rejaillit sur notre po- 
pulation. - 


. Nous. ne doutons pas qu'elles pro- 
testeront contre ces louanges que nous 
leur adressons avec justice, car toute 
leur vie est faite de silence, d'humilité 
et de retraite profonde. Mais il est 
certaines heures où nous devons faire 
connaître au grand jour le mérite de 
nos communautés religieuses et nous 
croyons la présente être une de ces 
heures. 


Nous aurons dimanche prochain la 
visite des élèves du collège séraphi- 
que. Ils venaient l'an dernier nous 
donner une séance en français et cet- 
te fois ce sera en anglais et en al- 
lemand. Nous nous faisons une fête de 
cette visite et nous savons que notre 
population allemande sera là comme 
un seul homme. Entendre une comé- 
die en leur propre langue, sur cette 
terre de l'Alberta, c'est presque un 
rêve qui dépassait leur espérance et 
voici que dans quelques jours ce sera 
une réalité. Nous sommes certaine- 
ment reconnaissants envers nos Pères 
franciscains de nous avoir ménagé 
cette aubaine pour ceux de notre pa- 
roisse qui ont choisi notre Canada 
{comme leur patrie adoptive. Le fait 
est qu'ils font d'excellents canadiens 
et d'excellents paroissiens, Nous som- 
mes heureux de le reconnaître et de 
leur en rendre le témoignage. Nous 
ne doutons pas qu'un bon nombre 
de nos Canadiens-français qui com- 
prennent également l'anglais seront 
dans la salle pour entendre la séan- 
ce anglaise et aussi pour démontrer 
à ceux qui ne sont pas de leur lan- 
gue que nous sommes heureux de nous 
associer à eux, —Corr. 


KO % * 


AUX INTERESSES 
M. J.-A. Pelletier se char- 
gera de nettoyer les fos- 
sés en mauvais état, natu- 
rellement pour de l'argent, 
S.v.P. 


| 
FORT KENT 


Dimanche prochain le 12, l'Eglise 
célèbre la solennité du Patronage de 
St-Joseph. Pour notre paroiïsse,. ce 
jour ne sera pas un jour ordinaire, 
c’est la fête de notre St Patron. Et 
en plus ce sera la journée des pion- 
niers, le 25ème anniversaire de l'ar- 


| Cette admirable organisation qui a 
son origine dans le système des Cais- 
ses d’épargnes est devenu si l'on peut 
dire, l'outil par lequel les petites bour- 


avant le.10 ou le 12 de mai—Corr. [RP | 


Let e sa LISTE DES GENEREUX DONATEURS 


de petits prêts qui peuvent être même 
de $5.00. : 


. POUR LE CONCOURS DE FRANCAIS 
‘La paroisse Ste-Famille est munie RS RER , 
d’une Caisse Populaire dont les sta- 
tuts sont identiquement les mêmes! 
que dans les caisses populaires de Ja 
province de Québec. 


. _ (SUITE) 
M. l’abbé Ernest Maheu, St-Clet, PQ dunes $2.00 
M, l'abbé A. Pineault, dir., 4189, boul. La Salle, Montréal …. 5.00 
Ont Hé mon és membre du con- R. P. Léonide Bégin, S.J., recteur, Maison St-Joseph, | 
seil d'administration sur la prosposi- Montréal, nennnann essor esnssns sean cnessosssesse Donossssonesenesnosssseoronnensesessnse ‘ 5:00 
tion de Mme Laurendeau et Auclair: | Mgr E. Dugas, P.A. chan. curé, St-Lin, co. l’Assomption, P.Q. 2.50 
M. Thomas Vien, avocat, 10.ouest rue St-Jacques, Montréal 10.00 
-| M. Léon Mercier Gouin, LL.D.;,C.R., 511 Place d’Armes, 


M. le Dr Beauchemin, 


-Léon Plotkins, 


MONHETÉQN AN el TR RE Ne nn 2.00 
J. D'Allaire, Mgr Célestin Lemieux, P.D., collège de Lévis, Lévis, P.Q. 1.00 
A. Despins, es Arthur Lachance, 10 ave des Erables, Québec, 2.00 
Dante |Mgr Sylvius Corbeil, D. Th., chan, dir., Séminaire d'Ottawa 3.15 
or i Mgr P. J. Fillion, P.A., Hospice St-Dominique, Québec 1.00 
“4 à a a été for-| M. G. À. Boulet, sec. et gérant, Manufacture de Chaussures 
mée sur la demande de : M. IL. Plot- Ti Ti 
kins, M. A. Hébert, M. S. Laurendeau | de St-Tite, iée, St Tite, P.Q. No 1.00 
M. J. Despins, M. J. Demers. IM. Léo Gaucher, “La Survivance eme 1.00 
Le conséil de surveillance proposé | Collège Ste-Anne-de-la-Pocatière, M. l'abbé A. Fortin, sup. 10.00 
par M. Auclair et M. Demers a dési- | M. l’abbé Adélard Harbour, chan. curé, 987 ouest rue 
gné: Mme Spence, MM. V. Despins | Lagauchetière, Montréal, nn nnrrrererensrscreeres 2.00 
et A. Hébert. |Mgr C. A. Carbonneau, P.A., vic. gén. hon., Evêque de 
Sur la proposition de M. Demers et; Rimouski : ee ü ‘ 2.00 
A. Despins, 1 & été résolu que le ea USki see ce mr | 
tant des prêts consenti à un seul ac-|R- F. Casimir, dir., Collège du Sacré-Coeur, Rimouski 1.00 
tionnaire ne dépassera pas cent dol- L’hon. Raoul Dandurand, Prés. de l’Université de Moritréal 10.00 
lars. | F ne M. l'abbé D. Toupin, curé, Cartierville, PQ. 5.00 
Toutefois ce maximum de $100. ne y, Dionne & Fils, St-Georges-de-Beauce, PQ. me 1.00 


concerne pas les organisations tel 


que conseil de fabrique, institutions Ivan E. Vallée, Sous Ministre, Ministère des Travaux 


religieuses, organisations municipales;: Publics, Québec, nn rnrnrrresreenseeeereennee 13 vols 
commissions scolaires appartenant à T. R. P. Adélard Dugré, S.J., prov., 1180 rue Bleury, 
1h CIFconeerDUOn religieuse dé 18 cuis | Montréal. assume tes 6 vols 


se populaire Ste-Famille. : ; x. 
Les dépôts des sociétés catholiques M- l'abbé Etienne Blanchard, p-c.c., 116 ouest rue N.-D. 


seront acceptés sur proposition de la! Montréal, CTELTCESTOEEESTETESS CRETE RENTE EEEEEREEEEEEEEEEESRRRR 
Société. ‘Banque Canadienne Nationale, Montréal 
Comme nos compatriotes peuvent Ministère de la Colonisation, Québec, P.Q. …. 


se rendre compte qu’il est de l’'avan- ne 
thé de: tous coleciirement 26 dt La Presse, rue St-Jacques, Montréal, 


viduellement de faire partie de cette M. Fernand Godbout; dir., Ministère de l'Agriculture, 
Montréal 


CELL EL EEE EEE RE EEE EEE EC OPETSCCPEERENENENETIENTETE NE NENURERNNIATNNNEENNEENNNEERNEREES 


CLLCLECE ELEC PROPRES EEEPEEEEE TS 


caisse populaire, elle est l'auxiliaire” 
le plus puissant qui peux avec la grâ- 
ce de Dieu nous permettre de contri- 
buer à l'extension matérielle et spi-, 


4 vols 
M. le chan. E. W. Dufresne, Hôpital Général, Sherbrooke 5.00 
M. l'abbé D. Garon, chan. hon, V.F. curé, St-Victor-de- 


rituelle de notre paroisse. ring, PQ en dinusnies ire lesst aires … 5.00 
Nous sommes certains que cette de- M. Güstave Garant, St-Joseph-de-Beauce, PQ. sv... 1.00 

tas des . La ne res- L’hon. Adélard Godbout, Ministère de l'Agriculture, Qué. … 5.00 
erons pas sans résultats et que tous 

SOA DE ob de dent de # E. Mgr P.J. Monasnes, Calgary, AÏbS se nn + 3.00 

une-cettdine mesure de 18 Svivauce. La Revue Moderne”, Montréal, 2 abonnements d’un an chacun. 

française dans l'Ouest Canadien. M. l'abbé Aug. Lessard, curé, Montmagny, PQ. 3.00 


Dans le prochain numéro de la 
Survivance, nous parlerons des cais- 
ses scolaires qui est une branche si 
l'on peut dire, complémentaire des 
caisses populaires. ‘ 


S. E. Mgr G. Breynat, O.M.I. Vic. Apostolique du MacKenzie 5.00 


M. Henri Laureys, dir., Ecole des Hautes Etudes Commer- 
ciales, Montréal, k 


ALL EE EEE EL EEE CEE CEE CE CEECEEEEETCEEENIENETREEN EN RER RRNRENENENERT 


- 6 vols 
M. l'abbé J. O. V. Dudemaine, curé, Amos, P. Qi . 0.50 


rivée des premiers colons à St-Joseph. 
Etait de passage au presbytére : Levasseur, Maria Thomas, Raymond | Pour ces raisons, un comité a orga- 
le R. P. Fortier du Collège des Jésui- | SePourin et Berthe Sabourin qui nous |nisé une vraie fête de paroisse. Après 
tes qui visitait en même temps les Re. [ut une- histoire qui fut fort goûtée|la messe, le diner sera servi à la 
SS.; et Mme Alex Vaugeols. "et dont la morale pratique peut ser- {salle paroissiale, puis des amusements 

Notre agronëme bilingue, M. m.fVir de bonne leçon aux enfants quilet des discours nous aideront a at- 
Tremblay était de p ji et visi- [Se laissent aller à le désobéissance. tendre joyeusement le souper. Le soir 


Naissance: Joseph Pierre Fernand, 
baptisé le 4 mai, 1935. Enfant de la 
famille J. Réné Giroux, de Calgary. 
Parrain et marraine: M et Mme 
Georges Simonin. Portait l'enfant: 
Mme Arthur Grenier, —Corr. 


R. P. A. Denis, €s.v. Maison St-Joseph, Otterburne, Man. i.00 
S. E. Mgr J. H. Prud’homme, évêque de Prince. Albert, Sask. 5.00 
RR. PP. Franciscains, 2010 ouest rue Dorchester, 

Montréal, | 1 plaque 
M. H. Milton Martin, Edmonton ste 5. vols 


LS LE EL EEE CCCE CCE TER TNNRERN NE RRNNNUe 


tait M. William Hérard. . 

Avec le printemps, ils nous arrivent 
yde nouveaux camions: M. Henri Ro- 
yer, un Chevrolet, M. Wilfrid Magnan, 
un International. | 

Beaucoup de discussions furent trai- 
tées dimanche dernier, à propos du 
crédit. social. I1 y en & qui sont pour 
et d’autres contre. Si ce parti n'entre 
pas au pouvoir, il aura toujours fait 
beaucoup de bruit un peu partout, 
car je crois que la même chose se 
passe dans toutes les paroisses avoi- 
sinantes. —Corr. 


FALHER 


Miles Irène Ethier et Paulette Ren- 
tiers, MM. Emile Gamache et Paul 


terpreté que les actrices firent versé |Rentiers, venus passer les vacances de 


des larmes à toute l'auditoire. Voici 
leurs noms: Miles Anita Marcotte, 
Jeanne Sabourin, Blanche HBoisvert, 
Maria Maheu, Annie Fraser, Thérèse 
Dessureau, Cécile . Frasér, Marielle. 
Vilandré, Aurore Husereau, Claire Sa- 
bourin, Jeannette Léveillée, Jeannet- 
te Binette, Armandine Ouimet, Irène 
Dargis, Lucille Ouimet, Fernande 
Ouimet.. : ; 


Donc nous devons des félicitations 


. et:des remerciements à nos enfants 
de Marie, pour leur dévouement ‘in- 
. fatigab 


ble: et: nous espérons les revoir. 


‘Jeunesse : 


“longtemps sur la scène. corne -d'ef 


Fâques dans leurs famille, sont re- 
tournés à leurs études, à Edmonton et 
Mlle Ethier à Rivière-la-Paix, 

En visite au presbytère, M. l'abbé 
Legault, curé à Tangente. Ses connais- 


isances lui souheîtent la plus cordiale 


bienvenue et c'est toujours avec un 
vif plaisir que nous le rencontrons à 
Falher, où il a fait son premier sé- 
jour dans l'Ouest." 

: M. L. À. Giroux, M.P.P. député de 
Grouard,.est ici pour: quelques ‘jours, 


CON. 


DEC 


0 amm 
Avec entrain, tout le Cercle chanta: UR-beau Pre re D 


“Salut, ô ma belle Patrie” 


Enfin, il fut’ décidé que, pour la 
prochaine réunion, que nous aurions 
un débat en orthographe, Les capi- 
taines furent désignés et le choix tom- 
ba sur Berthe Sabourin et Lucienne 
Thomas. 


Notre assemblée s’est terminée par 
la prière et le chant patriotique “O 
Canada”. —Corr. 


+ 


STE-LINA 


Cercle Coulombe de l'ACIC. 


Une courte réunion assemblait les 
membres, dimanche soir, le 5. mai. 
I y eut lecture de la correspondance 
et M. le Président pria M. le curé R. 
Bérubé de nous donner’ des proposi- 
tions pour la célébration de la fête 
de Dollard. Alors,. il fut décidé de 
faire un grand raïlliement national 
le 24 mai, au soir et autour d'un grand 
feu de joie, il y aurait discours, puis 
ensuite tous prendraient une colla- 
tion sous la direction des membres. 
I'fut aussi décidé d'envoyer un dé- 
légué pour représenter les grandes 
fêtes, conduites par le’ Cercle Gran- 
din d'Edmonton. ... .::.". … . 


des acteurs étrangers. Bienvenue à 
tous les amis d’alentour de venir ren- 
contrer les vieux amis. 


Dimanche dernier, Mme A. Lam- 
bert était recommandée aux prières. 
Depuis quelque temps, sa santé lais- 
sait beautoup à désirer. La semaine 
dernière elle fut conduite à l'hôpital 
de Bonnyville. C'est alors qu’une ma- 
ladie qui ne pardonne pas se déclara. 


Le mal fit des progrès räpides, si bien 


qu'elle fut administrée et même les 
prières des agonisants furent dites 
deux fois. Cependant le Bon Dieu 
peut tout faire et nous la garder en- 
core à l'affection de ses petits en- 


fants et à sa famille. 
Les chemins commencent à sécher 


et le traffic recommence. Les voya-| 


geurs nous viennent d'Edmonton en 
auto. | Le 


Les semences vont se faire tard, 
les. champs étant encore inondés. 


Baptêmes: M. et Mme Joseph Fex; 


leur premier enfant: Joseph André|: 


Marcel. Parrain et marraine: M. et 
Mme Jos. Fex, grand-parents de len- 
fant. RE | 

M. et Mme A, Gaüéher; leur deuxi- 
ème enfant: Joseph ‘Willie Marcel. 


Parrain. et marraine: M..et Mme W.| 
Gaucher, grand-parents de l'enfant, .| 


ee ; 2419 ON. 
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« DE real bei Nr, 
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SU 


7 F 0 É 


eme. ss 


8 MAI, 1935. 


…. 


DONNELLY 


AVANT-GARDE BELHUMEUR 
Cercle Langevin. 


Le Jeudi Saint. — Bien que les 
esprits soient occupés, en ce jour, à 
réfléchir sur les grands mystères opé- 
rés pour le salut du genre humain Je 
premier Jeudi-Saint, néanmoins, nous 
ne mettons pas de côté notre réu- 
nion hebdomadaire d'Avant-Garde: 
cependant nous lui donnons un cachet 
plus particulièrement religieux, en 
rapport avec la solennité du jour. 


Rév. Soeur Directrice était occu- 
pée à distribuer, dans les classes pri- 
maires, les bulletins ou rapports des 
examens de Pâques, M. le Président 
Général préside la réunion, laquelle 
commence et se poursuit selon l'or- 
dre indiqué dans les Constitutions. À 


FALHER 


AMICALE SAINTE-ANNE 


Vive l'Amicale et l'union qui existe 
entre les Anciens de l'Ecole Sainte- 
Anne! Le.24 avril était choisi par 
le Comité d'organisation pour la ré- 
union annuelle. Malgré des chemins 


impraticables comme l'Ouest sait enlil Succomba. Dix transfusions de sang 
fournir, les Anciens se groupèrent 


nombreux à leur Alma Mater. 


L'ouverture de cette inoubliable 
journée a lieu à deux heures. Tous 


les membres présents se rendent à | 


la salle de réception. M. Maurice 
Beauchamp, vice-président ouvre 
l'assemblée au nom de la Présidente 
empêchée de se rendre, Un premier 
mot de bienvenue est adressé au R. 
P..Gobeil, o.m.i. qui veut bien présider 
cette fête. Mlle Marie-Jeanne Viens 
prête sa voix à l'Alma Mater pour 
Scuhaiter la bienvenue aux Anciens 


- LA SURVIVANCE 


CN CRC RED-€ QE Re MD M 


| | Tribune libre. 


Jeudi matin le 2 mai, Eugène Mar- ; l 
tel, Âgé seulement de 25 ans, rendait 
son âme à Dieu. Sa maladie fut ion- 
gue et après des opérations répétées, 


VIMY 


Feu Eugène Martel. 


UN PHOPHETE (?) 


| Monsieur: Pour la première fois au 
radio, j'ai écouté crayon en main M. 


| Le corps fut transporté chez M. Te- | Aberhart, promoteur et prophête du 
| ë. 

Îlesphore St-Arnaud et samedi matin | Crédit Social en Alberta. 

chanté par le R. P. Koolen. Au nr) Il n'en a.pas dit long dans son dis- 
‘de chant on remarqua surtout MM. |cours d'une heure. Il parla comme un 


lLouis et Dollard Normandeau. maitre d'école intéressant parlant à 


Malgré la mauvaise condition des des enfants, ou à une foule. Il doit 
: chemins, l'assistance fut nombreuse. ‘être solide et vigoureux, car à l’en- 


N'oublions pas de dire que la mère tendre tonner: “Men! and Women!” 
du défunt est venue de trente milles, jon pense, tout de suite, À un autre 


| lui furent données. 


' 


‘la sépulture eut lieu. Le service fut 


Après le merci du vice-président on|€n gros wagon. 
passe à la lecture des minutes, lues ; 
par Mile Antoinette Pelletier, elles! 1€ défunt laisse pour pleurer sa per- 
sont adoptées par M. Paul Rentiers!te: son épouse, Mme Eugène Martel, 
secondé par M. Aïbert Lavoie. sa mère, Mme Ubald Martel, trois frè- 


Mile Marguérite Viens propose | 5: Elphège, Edouard et Zotique: une 


:politicien, très connu, de Calgary. 


Il atteignit le sommet de son dis- 
OS en comparant son Social Crédit 
avec le “pumping of the blood”. Cette 


qu'une lettre de sympathies soit a-,S0eur: Mme Lamarche et aussi la fa- comparaison étrange, va-t-elle lui a- 


la suite de la lecture des minutes et 
d'un passage de l'Evangile, Mlie Hen- 
riette Bourque attire notre attention 
sur les expressions incorrectes encore 


dressée à M. l'abbé Charest si cruel- 
lement affligé. Cette suggestion est 
secondée par Mile Dora Fournier. 


Comme c'est l'année des élections 
après la démission du premier con- 


mille St-Arnaud. mener des voteurs? J'en doute: car il 


Mme Martel et la famille St-Arnaud | °St cr Aa ie 
désirent remercier tous ceux qui leur Phere PEU SOIRÈRE ” 


circulation de l'argent, ou à des va- 
t mpathi - 
ont été sympathiques dans leur épreu leurs de crédit telles que les I.O.U. 


en vogue parmi nous. Un extrait de la 
Passion, tiré de “La Vierge aux heu- 
res de la Passion” est lu par. Mlle 
Adèle Boulet, et écouté avec un re- 
ligieux respect mélé d'amour et de 
reconnaissance envers le Dieu fait 
-Chair pour nous et souffrant pour en- 
lever l'opprobre de l'homme coupa- 
ble. 


M. Bernard Boulet prend ensuite 
l& parole et nous entretient de fa- 
çon très intéressante du sujet sui- 
vant: “Qu'arrivera-t-11?" lo Si les 
Canadiens continuent à déserter le 


Canada pour aller demeurer aux E- 
tats-Unis? 20 Pendant que les immi- 
grants arrivent au Canada à pleins 
bateaux? 30 Et que les Américains 
poursuivent leurs conquêtes? 40 Vient 


a 


seil de l’Amicale, on entre en pour-|ve. —Corr. 
parler pour de nouvelles propositions. | 
En voici les résultats: 


Sont élus par acclamations: si 
Joseph Guy, O.MI. président hono- 
raire: le R. P. Curé, ee de 
l'Amicale; la Rév. Soeur Supérieure M 
du. pensionnat, vice-présidente hono- Chronique de lAmicale. 


raire. ‘ 25 avril — Nous voici assemblée 


Sur proposition de Mile Y. Morin et| Pour une conférence bien désirée 
de Mlle Laurette Gougeon, Soeur Ma- Puis, quel honneur ce soir! Mgr Pi- 


: éla est élue dai-!10n et le Père supérieur du Juniorat 
ra ue Élu : | St-Jean entrent avec le Père confé- 


rencier. 
Proposé par Mile Dora Fournier et! 


: ‘ ; Le R,. P. Gaudet nous ouvre de vas- 
Mle Margu ens: 
Re Ne ns : soit | tes et lumineux horizons et nous tient 


résident. Personne ne proteste: | SUT les hauteurs doctrinales et lit- 
M. Beauchamp est à la hauteur de la téraires pendant une demi-heure, au 
charge qui lui incombe. moins. Il puise ses inspirations sur 
“l'Action Catholique” dans les ency- 

Proposé par Mlle Auxiliatrice Au-|cliques même du Souverain Pontife. 

bin et secondé par Mlle Fernande|‘Sera-t-il toujours. dit que les fils 


MORINVILLE 


Bélanger: “Que Mme Picher soit vice- i des ténèbres sont plus ardents à pro-| 


pager le mal que les enfants de la 


présidente.” É 
lumière à étendre le règne du Christ”? 


la réponse. — “I1 arrivera ceci: le 
. Canada français sera devenu un ci- 
metière où tous pourront lire: Ci-git 


| Proposé par Mlle Marguerite Viens 
la foi de Bréboeuf, la race de = 


geon: “Que Mlie Dora Fournier soit 
secrétaire-trésorière.” 


Voici la liste des autres membres 
du conseil: 


plain, la langue de Dollard.” La mo- 
rale s'impose d'elle-même et l'appli- 
cation est claire: “Restons sur nos| Les conseillers sont les suivants : 
terres et ne cédons pas notre triple |ière Mlle Marguerite Viens; 2e M. I. 
patrimoine à l'étranger.” Soeur Di- | Gauthier; 3e Mie Liliane Côté; 4e 
réctrice arrive juste à temps pour ap- | M. Jean-Louis Viens. 


plaudir au discours émérite de notre Les élections pour le Comité des 


président-général, puis elle nous four- ; Anciens ont donné les résultats sui- | 


nit elle-même le numéro suivant: | vants: 
“Les raisons qui préparèrent les voies ' 
pour la rébellion de 1837?” La cho- Frey: pour Donnelly: Mme Laurier 
rale du cercle entonne ensuite: “Au Maisonneuve; pour Are es ae 
bon vieux temps.” puis on propose te Lambert, pour Girouxville: € 
l'ajournement me Rs de ‘Antoinette Pelletier; pour Falher: M. 


chant “O Canada” vient mettre le Albert Allain. 


sceau à notre réunion; on se sépare! Après que les nouveaux officiers 


Pour McLennan: Mme Valentin 


heureux, à la pensée d'avoir aujour- 
d'hui accompli notre devoir au point 
de vue canadien-français aussi bien 
qu'au point de vue catholique, puis- 
que cette séance suivit immédiate- 
ment l'heure de garde auprès de Jé- 
‘sus-Hostie, que nous fimes en corps, 
au début de l'après-midi. 


Cécile Houde, corr. 


op mmmmmmmmme 


Sauva s2 mère. 


“Je désire vous exprimer mes re- 
“merciements pour votre médecine,” 
écrit M. D. Brunelle de St. Didace P. 
Q “Je suis presque certain qu'elle a 
sauvé ma mère qui était sous les soins 
médicaux depuis un an. Elle souffrait 
d’un dérangement d'estomac qui af- 
fectait son système tout entier au 
point qu'elle était tombée dans un 
grand état d’épuisement. Depuis 
qu'elle emploie du Novoro du Dr Pier- 
re sa santé s'est tellement améliorée 
que je ne pourrai jamais assez ap- 
précier ce remède.” Ce célèbre remè- 
de de plantes est connu pour son 
excellent effet sur le procédé de di- 
gestion; il stimule l’action de l’esto- 
mac, augmente l'appétit et active l’as- 
similation de la nourriture tout en 
agissant salutairement sur l'élimina- 
tion. Le Novoro du Dr Pierre n’est pas 
un article ordinaire de commerce: 
_seuls des agents locaux désignés par 


‘ont pris leur place, M. le Président 
‘remercie au nom de son conseil et 
invite tous les membres à se rendre 


Nous assistons aujourd'hui à une 


et secondé par Mile Laurette Gou- tendance générale des peuples et des! 


gouvernements à se séparer de l'E- 
| Elise … On est catholique à l'église 
imais non pas dans toutes les mani- 
: festations de la vie. 


L’Action catholique a pour mission 
de réparer cet outrage. Par elle la 
i vie de tous les milieux sociaux se 
réconciliera avec l'Evangile et la J.E.C. 
pour sa part, doit influencer l'école 
en ce sens chrétien. 


Mais influencer tout un milieu so- 
cial, le milieu étudiant en particulier 
{est une tâche surhumaine, mais nos 
! jeunes entraîneuses y arriveront puis- 
que cette mission leur est confiée par 
la voix de l'autorité même. 


Le R. P. demande que les profon- 
des réserves de F'oi et d'énergie de la 
jeunesse d'aujourd'hui soient mises en 
valeur. Travailler sur l'élite pour la 
rendre surnaturelle et par là con- 
quérante, voilà l'idéal. Il nous trace 


à la chapelle où les attend le Jésus | alors le portrait de la jeune fille du 


etc. Toutes ses autres comparaisons: 
les yeux, les oreilles, le larynx étaient, 
aussi d’un parfait obscur. 


| Néanmoins, les auditeurs-délégués 
tapaient des mains, et ces applaudis- 
sements (parfois retardaires ….) écla- 
taient, assez régulièrement, quand M. 
Aberhart élevait sa forte voix. 


Eh bien! si dans son long discours 
de ce soir, discours de SA CONVEN- 
TION, M. Aberhart, tout en roulant de 
belles phrases, dit à peu près rien de 
son Social Credit: eh bien, ce mon- 
isieur doit avoir une réserve intérieure 
:qui nourrit ses pensées, inspire son é- 
loquence et le fait agir. Et s'il m'est 
permis de dire ce que je pense, je sug- 
gère modestement cette solution: M. 
Aberhart se féliciterait plus que de 
tout autre succès, de passer pour Ero- 
(RESTE Et s’il perle souvent, il lui 
arrivera de s’user à l'usage, comme il 
est arrivé à tant de célèbres prophé- 
tes (2?) déjà oubliés. 


25 avril 1935. Dr Joseph Boulanger. 


| P.-S.—On dit que M. Aberhart aime 
là chanter; mais serait-il le seul hom- 
me public, à part les bolchévicks, vi- 
vant au Canada et ne chantant pas 
“O Canada”, à ses réunions publi- 
ques? J. B. 


LA Mde Valérie Phaneuf- 
Boulanger. 


Chère Madame, 


Votre si spirituel discours au der- 
nier diner-causerie à l'hôtel Corona 


de leur enfance. 


Le R. P. Curé donne un substan- 
itiel sermon sur “l'Amicale — sa fon- 
dation — son but — et le bien im- 
mence opéré par une jeunesse con- 
vaincue et ferme dans le devoir.” 


Le chant traditionnel du retour a- 
! vait reçu les chers Anciens à leur en- 
trée à la chapelle. Jésus de son trône 
de gloire les bénissait avant qu'ils ne 
{prissent leurs ébats dans les salles et 
[les classes toutes ouvertes pour les 
l'accueillir. Que de souvenirs éveillés 
de deux heures à six heures, moment 
‘où la même cloche qui les appelait 
autrefois à l'étude, les convie main- 
tenant au banquet. Prêtez l'oreille, 
: chers Anciens, écoutez les notes gaies 
-dont vos rangs sont remplis et vous 
- jugerez, vous-mêmes qu bonheur é- 
prouvé par vous tous et par vos mai- 
itresses. Les rangs se rompent après 
Île souper pour se reformer à huit 
iheures. Quelle soirée en famille ! 
| Quelle soirée reconfortante! Quel zè- 
ile pour semer du bonheur! vraiment 
itous méritent des félicitations pour 
le bon esprit qui les anime. 


Une dernière visite à Jésus; un 
suprême élan du coeur envers le Coeur 
‘de Jésus et les Anciens se dispersent. 
| Cette fête de famille qu'on voudrait 
| prolonger encore doit subir le sort 
ides beaux jours: celui de finir trop 


20ème siècle — les deux côtés de la| m'inspire le désir de vous donner 


médaille s’y dessinent; mais il est é- 
vident que le bon Père croit à la 
vaillance de nos jeunes. Réveillons- 
nous donc et à l'œuvre! 

Le R. P. Routhier, O.M.I, se re- 
fugie dans l'ancien testament mais 
parvient fort heureusement à appuyer 
toutes les données de son éloquent 
disciple: l'Action catholique ou la 
charge d’âmes se révèlent dès les 
premiers jours de la création, peut- 
être négativement, mais ça y est là 
tout de même. Ie conférencier du 
jour nous donne encore une petite 
causerie sur l'organisation de la J.E.C. 
qui doit être la mise en pratique de 
l’action catholique, spéciale, aux jeu- 
nes. 

Les amicalistes se sont discrètement 
mises au deuxième plan, en cette oc- 
casion, mais elles écoutent attenti- 


vement les paroles adressées aux é- 


[l 
|Sudientes et en retireront elles-mêmes 
leur profit. 

Mgr Pilon veut bien se charger d'a- 
dresser les remerciements de toutes 
taux deux vaillants apôtres, qui les 
méritent bien, certes. 

Les amicalistes assurent qu'elles ai- 
ment beaucoup ces entretiens sur 
l'Ancien et le Nouveau testament et 
les “jeunes” promettent une propa- 
gande active de la Bible — du journal 
| jéciste. Iæe conquérant: bulletin des 
Dirigeants et des Militants sera aus- 


Dr Fahr ns tôt. Mais les Anciens en emportent un {si bien accueillie par les officières de 
(0) n à d : 
ns nn. FIVE, he bon souvenir et formulent le voeu |inos organisations. 


peuvent le fournir. 
| Livré exempt de douane au Canada. 


que ces réunions aient lieu à l'été.| 


Votre désir, chers Anciens, devien- 
dra probablement une réalité. 


Ainsi on parviendra à garder au 
Christ Ja jeunesse de nos écoles. 
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LA SALETE 


mon appréciation. Mais les paroles 
me manquent, pour exprimer ma pen- 
sée, et vous rendre l'hommage qui 
vous est dû. 


Je lisais sur le Droit du 13 mars 
dernier, à Québec, le premier minis- 
tre M. L. A. Taschereau, disait ceci: 
“Mes premières paroles seront pour 
féliciter M. X. À l'entendre, c'est un 
puit de science, un vase d’érudition, 
une encyclopédie de toutes les vertus.” 


I me faudrait tout ce bagage scien- 
tifique, et même plus, pour pouvoir 
vous féliciter comme vous le méritez. 
Et moi, qui hélas! moins favorisée que 
les élèves de la bonne Soeur Ursuline, 
du couvent de Trois-Rivières, puis- 
que ma maïitresses de français m'ac- 
corda un diplôme du l2ième grade 
du cercle Jeanne d'Arc, et emporta a- 
vec elle ma grammaire française. De- 
puis plus de 6 ans, je demeure dans 
une paroisse exclusivement de langue 
anglaise. Dans de telles conditions, je 
compte, chère Madame, sur votre 
bienveillante indulgence et laisse par- 
ler mon coeur, Vous avez parler avec 
connaissance de cause, sur un sujet 


délicat, que seule une mère telle que |. 


vous en à le secret. Votre intéressan- 
te et instructive causerie à eu.sans 
contredit un véritable succès. Je vous 
félicite. 


Je tiens a vous remercier au nom 
de la jeunesse canadienne-française, 
pour avoir donner le meilleur de vo- 
tre coeur, vos belles années de jeu- 
nesse, à l'éducation, à la ‘formation 
de coeurs chrétiens et patriotes. Inu- 
tile de fouiller les pages jaunies par 
le temps, de votre histoire, pour y 
trouver de nobles exploits, qu'il nous 
suffise d'ouvrir l'album de souvenir 
du saint et regretté, Mgr Grouard, 
nous y liront une page encore toute 
fraîche, écrite de sa main bénie, em- 
preinte de son génie français, ses oeu- 
vres, sa mission apostolique, accom- 
plis avec tant de foi, de courage et 
de vertu. Oh grand! Oh! sublime mis- 
sionnaire, comme vous devez jouir 
dans le ciel, de voir se poursuivre sur 
cette terre, avec tant de zèle aposto- 
lique votre oeuvre de prédilection, l'é- 
ducation catholique et française de la 
jeunesse albertaine, car tous, con- 
naissent avec quelle grandeur. d'âme 
son digne successeur, Mgr Guy, se 
dépense sans compter, pour le blen- 
être spirituel et moral de cette ten- 
üre jeunesse. 


Oui, chère Madame, j'espère que vo- 
tre exemple sera suivie par d’autres 
amies dévouées à la même cause, 


Plus tard, quand vos enfants liront 
les beaux discours des diners-cause- 
ries des canadiens d'aujourd'hui, don- 
nés par des conférenciers d'une aussi 
haute compétence; comme ils seront 
fiers ces enfants, de voir au nombre 
de ces orateurs de mérite, le nom 
chéri d'une maman qui, elle aussi, au. 
r& collaborer à titre de mère, catho- 
lique et Canadienne-française, à per- 
pétuer le doux parler de France, 


Je termine chère... oh! j'ellais 
écrire ici votre nom de plume, oh! 
non, je ne veux pas commettre cette 
indiscrétion, je me contenterai chè- 
re Madame, de vous dire que j'ai sa- 
vouré avec délice, le sucre, la sève de 
l'érable canadienne. : : 


Votre très sincère, 
‘ Aline Levasseur 


ot mo 


‘’Morinville, Alta. 


a 


} 
' 


BEAUMONT 


Lettre ouverte. 


Cercle Lacombe. 


L'adoption du rapport de l'assem- 
blée précédente est proposé et secon- 
dé. Plusieurs élèves du cercle vont 
tour à tour se placer au bureau de 

cultivateurs la maîtresse pour réciter une poésie, 
|chanter un air canadien, raconter 
quelque fait d'histoire, etc. Ce fut 
très amusant, surtout quand nous a- 
{vions le rôle d'écouter le compagnon ! 
ou la compagne qui s'exécutait de son | 
_— | mieux. | 
Je respecte toutes les opinions por ; ë | 
litiques et cependant toutes ces opi- | Le programme débuta avec le chant 
nions doivent admettre la discussion par Lucien Leblanc, d'autant plus ap- 
si l'on veut en faire sortir la lumière | plaudi que s'était la première fois que 
puisque comme le dit le vieil adage: | plusieurs l'entendaient. 
“la vérité vient du choc des idées”. 


À mes amis les 


Causerie sur le Crédit Social 


Monsieur le rédacteur, 


Deux récitations figurent; une par! 
Georgette Vaugeois et une autre par 
Emilienne Villeneuve. Mlle Rachel 
Chalifoux rendit très bien son rôle! 
de maitresse improvisée dans sa le- 
çon de bon langage. 


Je vois par les journaux et la 
radio que le parti nouveau le ‘Social 
Crédit” fait beaucoup de bruit par le 
temps qui court et je suppose que 
l'on aura aucune objection si je me 
permets de donner mon opinion. 


Alex Oraschuk nous dérida quelque 


PAGE 5 


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: ; No 1 Nord 
Premièrement, pour administrer une | PEU avec son chant si comique. Puis No 2 Nord 
province de huit cent mille âmes, |Ce fut le tour de Mlle Simone Ma-| Xe 3 Nord 
il faut en premier lieu une certaine |Enan de nous donner quelques bons! Xe 4 Nord 
expérience et je ne crois pas que la | avis sur là politesse. Après l'ajour- | No 5 Nord 
chose ne puisse se faire sans cela. [nement on chanta “O Canada”. il No 6 Nord 
Les études sont excellentes en ue Alme Bérubé, sec. | FOUITAE 
mêmes mais elles ne sont pas tout et es 
ceci est tellement vrai que nos hom- | ÂAvoine-— 
mes de profession ne peuvent deve- j 
nir des maîtres dans leur spécialité DONNELLY NO 2 CW 28% 
qu'en autant qu'ils auront pratiquer No.3 CW 24% 
pendant plusieurs années. Le Se FOUTTAge 22% 
teur du nouveau parti est un insti- Dimanche, le 28, avait lieu à Ja 
tuteur de vieille date, mais je me|salle paroissiale, une soirée de Orge— 
demande où il a pu prendre son ex- |“whist-militaire”, agrémentée d'un E 
périence de l'administration de la cho- programme récréatif, le tout organi- NO: 3.-OW ss 28 
se publique et qu'elle confiance flisé par les avant-gardistes. NO 4 OW una 21% 
peut nous inspirer. Parmi la nombreuse assistance ve- No 5 Nord 203% 
: | , nue encourager nos jeunes, nous re- 
Lorsque Sir Wilfrid Laurier fut ep- | Quons les RR. PP. Gobeil et Bou- Seigle 
pelé à diriger ce pays, il avait été vet, qui daignèrent, avec M. le Curé, 
dans l& politique pendant plus de | jiccer Ja soirée par leur présan- | No. 2 OW nus suiirmenes 29% 
trente ans. ce. NO 3 CW nes 25 
Deuxièmement. I1 semblerait que M.| La programme débuta par un chant No 4 CW -22 
Aberhart se propose de donner lal‘Canadien toujours”, suivi d'une dé- 
somme de $25.00 à toute personne ma- |clamation: “Le Miracle de la Vierge”, | Bétail— 
jeure et comme beaucoup d'autres je |après quoi le jeu de cartes captiva : 
me dis où il pourra se procurer les|l'attention de tous, jusqu’à ce que]  Taures de choix 3.00 à 5.50 
120 millions qui seront requis pour|tous les vingt-cinq petits drapeaux,| Taures moyennes 2-00 à 4.00 
répondre à toutes les demandes. Est- [si bien alignés au-dessus des tables, Bouvillons de choix … 5.50 à 6.50 
ce que notre population ne paye pas aient été enlevés par les chanceux et| Bouvillons moyens 4.00 à 5.00 
assez de taxes déjà? Enfin cet ar-|aPportés en triomphe chez ces der- | Vaches de choix 3.00 à 3.75 
gent ne viendra pas de nos voisins!niers; car à voir les figures ed Vaches moyennes …… 160 à 250 
qui ont bien assez de penser à leurs } ses et gaies à la fois, à entendre les] Taureau - 150 à 250 
propres difficultés. On nous répond Pen de joie et les si Agneaux de choix ……… 5.00 à 5.50 
que ce ne sera pas exactement de!tes Promesses de vengeance, il était moyen 3.25 à 4.50 
l'argent sonnant mais des bons, des évident que tous voulaient gagner. | Moutons d'un an 2.00 à 3.50 
notes prétendues négotiables. Croyez-|Les prix furent remportés par MM.| Veaux de choix ……. 5.50 à 6.00 
vous réellement que nos banques qui Emile Leblanc et Louis Danze. | Commun à moyen 20-40-50 
ne sont ici que des succursales seront Ie jeu de cartes terminé, ne veut Porc de Bacon 1 
autorisées par le bureau central à ac- {Pas dire que tout plaisir est fini. Loin 
cepter semblables échange? Ceci dé-|de là. Les artistes connus des avant- 
passe la mesure du bon sens. Et les £ardistes jouent ensuite avec succès 3.50 à 450 
marchandises que l'on importe de [la Comédie, “Le mirage”, au cours de 1.50 à 3.00 
l'extérieur dans la proportion de 80 |laauelle, “La Rosalie”, “figurée par 
pour 100, est-ce que ces marchanai- | Mlle Adèle Boulet”, nous fait rire et Crèmé 
ses pourront se payer avec nos fa-!rire encore. Les fronts, les plus mo- ee 
meuses notes du crédit social? Et nos |10S85, se dérident malgré eux, et tous SpÉCIAT an inin continus 20 
dames qui font tant de commandes à | "eCueillent la morale à propos: “Ne No 1 … 


l'étranger, chez Eaton, chez Simpson, |Cherchons pas, en dehors de la cam- 
chez Dupuis, est-ce qu’elles pourront | PAgne le bonheur”; ceux qui seraient 
envoyer un certain nombre de leurs |tentés de douter de la sagesse de ce 
notes en paiement des articles ache- | Conseil feraient bien de demander à 
tés? Rosalie de leur raconter ses expé- 
riences, alors qu'elle voulait aller ha- 
Troisiéèmement. Nos épatants inno- |biter la ville. Lucienne — Mlle Mar- 
vateurs prétendent qu'ils pourront | guerite Forcier — et Père Jourdeau 
imposer une taxe sur toute marchan- | __ M, Bernard Boulet — voir même la 
dise qui nous arrivera d’une autre | Madelon — Mlle Bertha Dandurand— 
province ou bien encore sur tout [plus encore Thérèse — Mille Victoria 
article qui sortira de l'Alberta pour Gagné — vous diront ce que l'amour 
se diriger vers les autres provinces. |de Ja ville a valu à Emile, Deux 
La Colombie Anglaise a déjà voulu |chants, “La jeune Huronne” et “Les 
faire cet essai en imposant une char- |Semeurs”, complétèrent ce program- 
ge sur les fruits qu'elle expédiait à | me. 
l'extérieur, vers les autres provinces.| Le succulent goûter servi, quelques 
La chose fut attaquée devant les tri- |objets sont vendus à la rafle italien- 
bunaux, l'on alla jusqu’au concile pri- Ine puis, après un “O Canada”, chan- 
vé et la Colombie perdit. Il n’y a quelté à pleins poumons, on se sépare 
le fédéral qui puisse imposer une taxe |enchanté de sa soirée. | 
sur les commodités de la vie et les Marguerite Forciér. | 
provinces ne peuvent absolument rien 
faire en cette matière, Donc que les 
prédicants du nouvel évangile ne 
cherchent pas à nous leurrer. 


Puisque M. Aberhart se proclame 
un disciple de l'évangile, qu'il se sou- 
vienne de la loi du travail que le 
bon Dieu a imposée à l'homme dès 
le commencement du monde et disons- 
nous que l’homme ne réussira qu'en 
autant qu'il voudra travailler et ga- 
gner son pain à la sueur de son front. 
Cette loi existe depuis toujours et 
personne saurait la changer. 

Par conséquent, mes chers amis, 
les cultivateurs, continuons à travail- 
ler comme nos pères et nos grand'- 
pères l’ont fait. N'ajoutons pas foi à 
ces innovateurs qui veulent tout ré- 
former et qui ne peuvent expliquer le 
fonctionnement de leurs nouvelles 
théories. Si vous ne comprenez pas, 
nous disent-ils, ne dites rien, ayez 
confiance en nous et vous verrez que 
nous allons amener le ciel sur la 
terre. Est-il possible que certains des 
nôtres se laissent prendre par ces 
paroles mielleuses mais qui ne repo- 
sent sur rien. 

Il n'y à pas bien longtemps, nous 
avons vu un autre innovateur prê- 
cher dans la capitale une doctrine 
nouvelle et cracher l'insulte sur tout 
ce qui était catholique. Edmonton n’a- 
vait pas de salle assez grande pour 
recevoir les foules qui voulaient l'en- 
tendre et cela en payant. C'était un 
autre feu de paille qui semblait de- 
voir tout bruler et vous savez com- 
ment toute cette furie s’est terminée. 
Aujourd'hui les gens sérieux se de- 
mandent comment ils avaient pu se 
laisser prendre par ce beau parleur. 
Est-ce que la même farce serait en 
train de se répéter, est-ce que nos 
gens sérieux ne feront pas la dis- 
tinction voulue et laisseront la proie 
pour l'ombre? 

Si les circonstances le permettent, 
je me propose de revenir à la char- 
ge sur cette importante question et 
ce sera une deuxième causerie. 


Théophile Chalifoux, 


Vins Fortifiés 
À La Portée 
De Toutes 


CE PE SN ST E 


Cette annonce n'est pas insérée par 
de l'Alberta, 


No 


Grade A 12 
Biens 10 
Cite 08 

Beurre— 


No 1, en boite 
Enveloppé, No 1 
 Enveloppé, No 2 … 
Enveloppé, No 3 


Lisez et faites lire 
La Survivance 
le seul journal français 
de l’Alberta 


Les Bourses 


Le hon vin fortifie le système.….et cela est 
encore plus appréciable lorsque le vin même 
est fortifié à l’eau-de-vie pure. C’est bien 
ce qui arrive avec le HERMIT PORT et HER- 
MIT SHERRY.. 
donne du corps et ce délicieux bouquet....Ils 
vous réservent un régal, si vous ne les avez 
pas encore goûtés…. Vous serez agréablement. 
surpris lorsque vous en connaîtrez le prix... 

Le plus important vignoble canadien vous 
offre le meilleur vin au Canade, à un prix. 
qui permet d’en jouir quotidiennement. 


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. et c'est aussi ce qui leur 


le Bureau de Contrôle des liqueurs 


ni par Je gouvernement de la province de l'Alberta, 


LA MOUCHE COMMUNE ET 
SES DANGERS 


Les manières changent avec le temps. Autrefois, dans les |{otale de graine de lin au Ca- 


CR RAR RER CRE, 
net our Û 1 un FR ire ee ce de de au à 


re 


Notes Agricoles 


ones ner nt een ee À En ni ee ge 80 à ne 8 nn nee ù ae dette 


VANCE 


eee ne ges 


LA SURVI 


| 


LOI DES ENGRAIS 


Il y à une Loi des engrais chimiques au Canada depuis 1897, 


| 
; 


Au ler mars 1935 la quantité ; et cette loi a été modifiée à maintes reprises au cours des ans 


jours reculés, du moyen âge, quand la peste, le typhus, la petite |nada était de 580,839 boisseaux, 


vérole et les autres fléaux de ce genre étaient considérés comme |dont 408,853 boisseaux rer 


des choses inévitables, on disait d’un homme renommé pour 


sa bonté “il ne ferait pas de mal à une mouche”. Aujourd'hui, | 


celui qui se refuserait à tuer une mouche serait considéré com- port. À la date correspondante 


dans les élévateurs, 
boisseaux sur les fermes et 5,- 
686 boisseaux en cours de trans- 


me un ignorant. La mouche commune, qui.est répandue dans |en 1934 UN 
tout l'univers, est bien connue par le rôle néfaste qu’elle joue | Visibles étaient de 663, 


dans la propagation de certaines maladies contagieuses comme la 
fièvre typhoïde, la diarrhée infantile, la tuberculose, le choléra, 
la dysenterie, etc. Elle se multiplie dans les tas de saleté les plus 
dégoutants et cependant sa présence est tolérée dans bien des 
maisons et des restaurants. La mouche est un danger pour la 
santé publique parce qu’elle a l'habitude de passer directement 
des ordures en putréfaction sur les aliments dont l’homme se 
nourrit, portant ainsi des bactéries et d’autres organismes et 
des particules de matière organique décomposée sur son corps 
velu, ses pattes, ses pieds collants et les parties de sa bouche. 
Elle peut aussi communiquer aux denrées alimentaires des ger- 
mes dangereux par ses fientes et sa salive regurgitée (taches 
de mouches). 

. Plusieurs générations de mouches communes naissent et se 
développent pendant les chaleurs, dit J'Entomologiste du Do- 
minion; le nombre varie avec la nature de la saison. Les mou- 
ches sont plus nombreuses en été et au commencement de l’au- 
tomne; elles diminuent rapidement à mesure que le temps se 
refroidit. Le moyen le plus utile et le plus efficace de détruire 
les mouches est de supprimer ou de réduire leurs foyers de pro- 
pagation à un minimum en évacuant, au fur et à mesure de leur 
production, tous les produits dont se composent ces foyers, com- 
me le fumier et les ordures ménagères. Le fumier de cheval frais 
est une source prolifique de production: c’est dans le fumier que 
naissent la majorité des mouches que l'on trouve à la campa- 
gne. Dans les villes, où les chevaux ont été remplacés en grande 
partie par des moyens de transport mécanique, les ordures mé- 
nagères sont un facteur important dans la production des mou- 
ches. Tous les moyens pris pour supprimer les foyers de propa- 
gation ne peuvent avoir d'effet que s'ils sont exécutés en coo- 
pération par le groupement et appuyés par un public bien au 
courant du danger que les mouches constituent envers la santé 
et des moyens par lesquels elles peuvent êtres combattues. Sou- 
vent, un tas de fumier négligé ou un tas d’ordures est suffisant 
pour infecter tout un voisinage et il est donc nécessaire d'ob- 
tenir la coopération de tout le groupement. 
Re Sen, nt es on 

BOVINS DE RACE PURE | La consommation de pain par 

: tête de population au Canada 
Pendant le mois de mars 1935,|n’a cessé de décroître depuis 
le’ Bureau national canadien de | 1929. Cette situation, dit le rap- 
Fenregistrement du bétail a dé- | port, est sans doute due à deux 
livré, sous l’approbation du Mi-|facteurs; en premier lieu, la 
nistre fédéral de l'Agriculture, réduction du pouvoir d’achat qui 
au total 5,906 certificats de gé-|cause la diminution de la de- 
néalogie se décomposant ainsi: È et les changements qui 

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255 pour les chevaux, 2,354 pour |se sont produits dans le régime 
les bovins, 343 pour les moutons, | alimentaire du peuple. 

462 pour les porcs, 1,595 pour les 
renards, 671 pour les chiens, et 
226 pour les volailles. 


Pendant les deux semaines 
qui se sont terminées le 6 a- 
vril les exportations de volail- 
les gelées sur la Grande-Breta- 
ghe se sont montées à 2,864 
caisses. Le total des exporta- 
tions, depuis le er janvier 1935, 
est de 33,756 caisses contenant 
environ 1,677%,800 livres. 


. En 1933 l’industrie canadien- 
ne de la boulangerie et du pain 
a dépensé $23,427,623 en l'achat 
de matériaux dont la majeure 
partie à été fournie par Pindus- 
trie agricole du Canada. 


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| égrené. 


——_——me 


om eo mo mem 


seaux. 


Entre le ler juillet 1934 et le 
ler mars 1935 la quantité tota- 


lle de maïs soufflé (popcorn) 


importée au Canada n’a été que 
de deux livres. Pendant l’hiver 
dernier les producteurs locaux 
à Magrath, Alberta, ont vendu 
plus de 1,000 livres de popcorn 


Les campagnes entreprises 
contre les oestres et les hypo- 
dermes dans l’Ontfario en 1934 
étaient les plus élaborées qui 
aient jamais été mises à exécu- 
tion dans cette province. L’é- 
tendue couverte en 1935 sera 
plus considérable. 


La quantité de bacon expor- 
tée en février du Canada sur la 
Grande-Bretagne, savoir, 14,- 
765,200 livres, étaient presque 
deux fois plus considérable que 
celle enregistrée en février 1934. 
La valeur totale du bacon ex- 
porté en janvier et février 1935 
a été de 28,370,600 livres, soit 
une augmentation de 9,823,600 
livres sur les expéditions de 
janvier et février 1934. 


Sous les auspices du Minis- 
tère fédéral de l’Agriculture et 
du Conseil National des Recher- 
ches du Canada, une démons- 
tration très réussie sur la plu- 
maïson des volailles cirées a été 
donnée récemment au Château 
Frontenac à Québec, en la pré- 
sence de membres du gouverne- 
ment provincial de Québec. Une 
autre démonstration a été don- 
née à Perth, Ontario, au cours 
de laquelle 130 sujets ont été 
plumés et expédiés à Montréal; 
Papparence de ces volailles était 
bien supérieure à celle des au- 
tres lots préparés de la façon 
ordinaire. 


Le NOUVEAU PRESIDENT 


du Conseil canadien des cercles 
de Ia jeunesse agricole 


Le Dr W. V. Longley, Direc- 


à 


| 


| d'eux un veau Jersey de race pure et pour lui 
[ae quatre ans, également de race pure. Tout récemment la gé- 


Ipout couvrir les conditions toujours changeantes du commerce 


de ces engrais et les progrès des connaissances acquises. La loi 
actuelle, qui s'applique à tout le Canada, a été promulguée en 
1922. Il n'existe pas de mesures législatives provinciales. La loi 
des engrais chimiques est une loi fédérale, appliquée par le Ser- 
vice des engrais chimiques de la Division des semences du Mi- 
inistère fédéral de l'Agriculture. | 
l Les recherches sur les engrais recoivent une attention tou- 
[te Spéciale de la part des fermes expérimentales du Ministère 
fédéral de l'Agriculture. La Ferme expérimentale centrale d'Ot- 
tawa, conduit sans cesse des expériences pour étudier les pro- 
portions utiles des différents éléments de fertilité, les quantités 
à appliquer, ies modes d'application et d’autres questions d’im- 
portance; ces expériences sont répétées sur les fermes et les 
stations annexes d’un bout à l’autre du Canada. Il se fait éga- 
lement à Ottawa une somme considérable de recherches sur 
des problèmes spéciaux. Le but principal de tous ces travaux 
est de se procurer des renseignements qui peuvent servir de 
base pour donner des conseils aux Cultivateurs sur l'emploi é- 
conomique des engrais. : 3 
À partir du début même, le but principal de la Loi des en- 
grais chimiques était de protéger les cultivateurs et les autres 
acheteurs contre les fraudes en réglementant et en contrôlant 


ee 


proportion d'azote, d'acide phosphorique et de potasse qu'ils 
renferment, doivent étre soumis à une vérification et à une ré- 
glementation pour empêcher les fraudes qui 
perpétrées. On pourrait par exemple vendre du 
du nitrate de soude, de la pierre à chaux broyée pour du super- 
phosphate, ou du sable comme un engrais complet de haute 
qualité, sans que l'acheteur s’aperçoive de la différence, mais 
les résultats ne répondraient certainement pas à ses attentes. 
I1 est donc essentiel, spécialement pour les cultivateurs, que la 
loi soït maintenue au point et qu’elle soit rigoureusement appli- 
quée. C’est également dans l'intérêt de l'industrie des engrais 
chimiques qui ne peut continuer à prospérer que si elle jouit de 
Pentière confiance du cultivateur canadien. 


LES BONS EFFETS DES CERCLES D'ELEVAGE 


On sait que les travaux des cercles d'élevage donnent aux 
jeunes membres qui s’en occupent ainsi qu’à leurs parents l’a- 
mour des animaux et qu'ils exercent un heureux effet sur la 
qualité de ces animaux. On pourrait citer des centaines d’exem- 


toires les plus intéressantes peut-être de l'influence exercée par 
les cercles de la jeunesse agricole sur la vie de la ferme vient du 
Nouveau-Brunswick. Au commencement de 1929 l’un des culti- 
Ivateurs qui compte aujourd’hui parmi les agriculteurs diri- 
geants du Nouveau-Brunswick n'était qu’un simple fermier or- 
dinaire, trayant deux vaches bâtardes. Ce printemps-là, ses 
deux fils, Fred, Jr., et Ernest, entrèrent dans le cercle d'éleveurs 
de veaux de la vallée de St-Jean. Leur père acheta pour chacun 


-même une vache 


nisse de Fred et sa fille furent reçues au contrôle pour l’ins- 


teur du Service d'extension et cription au Livre d'Or avec une médaille d'argent. La génisse 


professeur de l’économie rurale 
au Collège d'agriculture de la 
Nouvelle-Ecosse, Truro, a été 
nommé à l’un des postes les 
plus importants pour la forma- 
tion de la jeunesse agricole ca- 
nadienne, savoir, la Présidence 
du Conseil canadien des cercles 
de la jeunesse agricole pour 
l'année actuelle. 


Cette initiative des cercles de 
la jeunesse agricole, lancée par 
les Ministères fédéral et pro- 
vinciaux de l'Agriculture, a re- 
çu beaucoup d'aide et d’encou- 
ragement de la part de diffé- 
rentes associations. Vérs 1930, 
ce travail avait pris un assez 
grand développement et l’'Hono- 
rable Robert Weir, Ministre fe- 
déral de l'Agriculture, créa, 
l’année suivante, le Conseil ca- 
nadien qu’il chargea d’élaboïer 
un programme national pour 
les différents cercles de la jeu- 
nesse agricole au Canada. Le 
Conseil à rempli sa tâche.et au- 
delà par l'unification, la coor- 
dination, et le développement 
de cette institution au Canada, 
qui embrasse actuellement 1544 
cercles sur toute l'étendue du 
Canada comptant environ 27,- 


> 


|ches de l’étable se sont inscrites au Livre d’ 


d'Ernest à fait également deux bonnes productions. Cinq va- 


Or avec sept bonnes 
productions. Aujourd’hui ce cultivateur maintient de seize à 
dix-huit vaches de race pure servies par r 
reaux du Nouveau-Brunswick, Parkfield’s Sybil, 48611. Une nou- 
velle vacherie a été construite en 1934, l’étendue en culture sur 


la ferme à augmenté et les résultats obtenus sont extrêmement 
encourageants. 


LA SELECTION DES 
POMMES DE TERRE 
DE SEMENCE ET 
SON UTILITE 


Les maladies à virus ont reçu beau- 
coup d'attention en ces dernières an- 
nées; on sait aujourd'hui que le meil- 
leur moyen de protéger les récoltes 
de pommes de terre contre ces ma- 
ladies est de réserver pendant la sai- 
son de végétation, des pieds sains 
pour la production de la semence. 
On est parvenu par ce moyen à aug- 
menter le rendement par acre et à 
améliorer le type et la qualité des 
tubercules. Le Service de la Botani- 
que des Fermes expérimentales fé- 
dérales a .organisé, il y a déjà plu- 
sieurs années, un système de certi- 
fication des pommes de terre de se- 


impitoyablement rejetés. Les tuber- 
cules sélectionnés sont conservés avec 
le plus grand soin. En plantant ces 
tubercules dans la parcelle de semen- 
ce les planteurs les plus éclairés pra- 
tiquent généralement le système de 
“tubercules-unités” qui consiste à met. 
tre par groupe séparément tous les 
plantons ou fragments provenant du 
même tubercule. Ce système aide 
beaucoup à faire une expurgation plus 
parfaite et une meilleure sélection. 
des pieds sains. Si le pied provenant 
d'un des fragments de tubercule ne 
remplit pas toutes les conditions vou- 
lues en ce qui concerne l'absence de 
maladie, le type, etc., tous les pieds 
de ce tubercule sont arrachés et re- 
jetés. + | 

C'est de cette façon que la sélection 
des "pieds et des tubercules est con- 
duite par le Service fédéral de certi- 


ee 


AD LA due ma RENE re a en EE SP AUS CR Bars 2 


CHIMIQUES 


la vente de ces produits. Tous les produits comme les engrais | Sérotes re à 
chimiques, qui possédent une valeur invisible, basée sur la | 2ucuneme 


pourraient être | 
sel gemme pour | tuelle; elle coûterait trop cher; le 


ples de ce fait sur tous les points du Canada mais l’une des his- | . à 
| rouges. Le mil, les pois, les fèves et les 


:Par contre, lé blé, lavoine, le ray- 


[rhizoctonte sévit, on devrait adopter 


un des meilleurs tau- |. 


sociations. 


mence qui est appliqué actuellement 
dans toutes les provinces du Cana- 
da. Les récoltes ne peuvent être cer- 
tifiées qu'après avoir été soumises à 
tères de l'Agriculture, les ins-[une inspection soigneuse, qui porte 
titutions commerciales, les .cor-|Sur les pieds aussi bien que sur les 
porations, les associations et|tubercules. La plus importante de ces 
toutes les institutions qui con- [inspections est celle des plantes pen- 
sentent à venir en aide au pro-|dent la saison de végétation. Seules, 
gramme national sous forme de|les récoltes qui remplissent des con- 
cotisations, peuvent en étrelditions rigoureuses, en ce qui con- 
membres. Ces institutions com-[Cerne l'abscence de maladie et la pu- 
prennent les Ministères fédéral|reté de 12 variété, peuvent être certi- 
et provinciaux de l'Agriculture, | fées pour la production de la se- 
le Service d'extension de l'U-|mence. On met ainsi à la disposi- 
niversité de la Saskatchewan, 1a [tion des cultivateurs des pommes de 
compagnie de grain Alberta Pa-|terre de semence de très haute qua- 
cifique, les chemins de fer ca-|[lité UE | 
nadiens nationaux, le chemin de} Pour maintenir cette haute qualité 
fer Canadien Pacifique, le Con-|de la semence les planteurs ont cons- 
seil du développement industri-itaté qu'une précaution très utile est 
el des établissements canadiens !|de choiëtr soigneusement tous les ans, 
de Ssalaison, la International|pour leur stock de souche, des pieds 
Harvester Company of Canada, {sains d'un bon type. Avant d'arra- 
la Société canadienne des éle-|ceher la récolte, ils recueillent soigneu- 
veurs de la vache Ayrshire, le |sement les tubercules de ces pieds sé- 
Cercle canadien des éleveurs de|lectionnés. Les pieds qui ne répon- 
la vache Jersey, et d’autres as- 


000 membres. 


En ce qui concerne le Con- 
seil lui-même, outre les Minis- 


sien 


dent pas complètement à l'idéal posé 
‘de rendement et de type,.ete., sont : 


fication des pommes de terre de se- 
mence -en Colombie-Britannique. Les 
résultats donnés par plusieurs va- 
riétés soumises à ce système démon- 
trent que l'on peut obtenir une aug- 
mentation de rendement qui en vaut 
la peine lorsque les ‘pieds et les tu- 
bercules de semence sont bien choi- 
sis, ‘ . 

Au bout de trois années de sélec- 
tion des pieds et des tubercules sur 
30 échantillons qui avaient été four- 
nis par les producteurs pour être mis 
à l'essai dans les parcelles d’expé- 
rimentation, le rendement moyen s'est 
accru de 14 tonnes à l’acre. | 
: Le planteur qui pratique la sélec- 
tion doit connaître à fond les meil- 
leurs types de pieds, ainsi que les 
meilleurs types de tubercules, de la 
variété qu’il cultive: En choisissant 
Avec persévérance ce’ type le plus dé- 
sirable il parviendra à la Jongué à 
développer. une semence uniforme de! 
bonne qualité: C'est 1à, sans aucun | 
doute, le meilleur système pour main- 


tenir un haut type de qualité dans ||. 


terre de semence. : + 


les pommes de 


La rotation des récoltes : 
comme moyen de prevenir | # 
la rhizoctonie des pommes 
de terre. 


ET 


Cette maladie des pommes de terre 
que l'on appelle la rhizoctonie est | - 
connue à peu près partout, mais ce 
que beaucoup de cultivateurs igno- 
rent c'est que le germe qui la cause 
ne s’en prend pas seulement aux 
pommes de terre; il attaque aussi 
beaucoup d’autres récoltes. Le cham- ! 
pignon de la rhizoctonie, qui est un 
parasite destructeur, peut se main- 
tenir en vie dans Ia terre pendant de 
longues années sur des matières or- 
ganiques décomposées. Les germes | 
qui se trouvent dans ces sols infesftés 
attaquent les navets, les carottes et 
d'autres plantes sensibles quand ils 
n'ont pas de pommes de terre à leur 
disposition. On voit donc qu’il est 
impossible de prévenir complètement 
la rhizoctonie des pommes de terre 
par le traitement habituel de la se- 
mence qui consiste à plonger les tu- 
bercules dans une solution de subli- 
mé corrosif ou de formaline, car ce 
traitement ne fait que détruire le 
champignon qui se trouve sur les tu- 
bercules eux-mêmes sous forme de 


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tre cette maladie est donc de planter 
des récoltes réfractaires à la rhizoc- 
tonie. Ces récoltes résistantes, ou “ré- 
fractaires”, ne sont pas nombreuses, 
tandis que la liste des plantes qui 
peuvent être attaqués par la rhizoc- 
tonie comprend plus de 160 espèces; 
mais il y à cependant des récoltes très 
résistantes. La plantation de ces ré- 
coltes réfractaires sur terre infestée 
de: rhizoctonie réduit non seulement 
les pertes causées par ce fléau, mais 
peut aussi affamer le champignon. 

Les expériences conduites au La- 
boratoire fédéral de pathologie vé- 
gétale, à Saanichton, C.-B. indiquent 
que la rhizoctonie réduit beaucoup les 
rendements des carottes, des navets 
et des autres crucifères, Les feuilles 
des navets cultivés dans une terre 
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8 MAI, 1935. 


LE COMMUNISME 


AVANT D’EN PARLER PLUS LONGUEMENT 

Les catholiques qui s'occupent d'oeuvres sociales sont pris en- 
tre deux feux. “Vous favorisez les trusts”, leur disent les tra- 
vailleurs. — “Vous faites du socialisme”, leur crient les patrons 
et les journaux de parti. Jamais il ne s’est brassé autant d'idées 
sociales dans notre pays; malheureusement, bien des sophismes 
éclosent, même sous la plume de journalistes qui s’affirment 
catholiques”. à : 


Teiles sont les constatations réalistes que nous lisons en 
tête d'un excellent article publié tout récemment par M. l'abbé 
Louis-Joseph Aubin, dans le “Progrès du Saguenay”, relative- 
ment aux droits et aux obligations de la propriété. 


On peut probablement dire que, jamais, au cours de l’his- 
toire du monde, la question sociale ne s’est posée aussi univer- 
sellement, avec une telle ampleur et de façon aussi sérieuse. 
Même à la veille des révolutions qui ont fait couler des fleuves 
de sang et bouleversé les empires, l’ordre social n’était pas dis- 
cuté comme aujourd’hui. 


C’est pourquoi la question sociale domine en ce moment tou- 
tes les autres. C’est pourquoi les esprits conscients de leur in- 
fluence et de leurs responsabilités s'appliquent à préparer cette 
ére nouvelle dont S. Em. le cardinal Villeneuve a dit si juste- 
ment qu'elle devra être plus sociale que la précédente, sinon 
elle sera révolutionnaire et communiste, 


Ses difficultés, le monde les a voulues. 


Cette effervescence des esprit est facile à expliquer. On à 
tout fait pour la provoquer. 


Depuis le début du vingtième siècle, avec le concours du ma- 
chinisme, qui fut son meilleur agent, le capitalisme a multiplié 
indéfiniment la production, sous les yeux d’un prolétariat pro- 
gressivement éliminé du champ du travail, de plus en plus in- 
capable, par conséquent, de s'approprier une part équitable de 
la richesse produite. 


Les conséquences de cette injuste répartition des biens sont 
d'autant plus subversives que l’on a suffisamment instruit les 
masses pour développer en elles le désir de posséder et que 
lon a empêché l'Eglise d’enseigner efficacement aux riches et 
aux pauvres leurs devoirs respectifs. 


Que résultera-t-il du choc final de l'égoïsme satisfait et de 
l’égoïsme révolté ? Dieu seul le sait. 


Tout ce que nous pouvons dire, c’est qu’il est impossible à 
notre civilisation d'éviter un cataclysme sans rompre avec le 
monstrueux individualisme, qui a ses sources dans le libéralis- 
me doctrinaire et dans le libéralisme économique, deux doc- 
trines qui engendrent fatalement le chaos, l'anarchie et la ré- 
volution, parce qu'elles nient pratiquement les droits de Dieu et 
de la conscience. 


Les inégalités sociales sont nécessaires. 


Lorsque, après notre Cardinal-Archevêque, nous disons que 
le vingtième siècle doit étre plus social que le précédent, cela 
ne signifie nullement que les inégalités sociales doivent dispa- 
raître. 


Dieu a créé les hommes inégaux, afin de varier les vocations 
convergeant à la grande oeuvre de sa glorification. Contre ce 
plan divin ne prévaudront les dessins ni des utopistes ni des 
tyrans. 


Même en ce pays communiste, — sachons-nous en souvenir 
— les citoyens ne jouissent pas de conditions semblables. Il faut 
connaître bien peu la nature humaine pour croire l'égalité réa- 
lisée, quand on a égorgé l'aristocratie, pillé les riches et natio- 
nalisé toutes les entreprises. 


Les inégalités sociales sont non seulement inévitables, mais 
nécessaires. Quel vidangeur intelligent prétendra sérieusement 
avoir le droit de vivre en tout et partout comme un chef d'Etat ? 


Différentes causes des inégalités sociales. 


C’est d'après leur nature et leurs causes qu’on doit juger les 
inégalités sociales. 


I faut qu’à l'inégalité du travail corresponde une inégalité 
de succès. Le contraire serait une prime à la paresse, une cause 
de déchéance générale. 


Le talent, qui est l’un des principaux actifs humains, ne 
constitue-t-il pas un titre incontestable à la supériorité sociale? 


L’'honnéteté de vie ne doit-elle pas elle aussi élever son 
homme au-dessus des vauriens ? 


Même les inégalités découlant de la chance méritent le 
respect, car elles sont voulues de Dieu, et leur suppression cau- 
serait plus de mal que de bien. . 


Les seules inégalités sociales dignes de réprobation, ce sont 
celles qui ont pour principe l'injustice. Ces inégalités-là, il faut 
tâêcher de les faire disparaître, en recourant à tous les moyens 
honnêtes de les combattre. Même si les bénéficiaires de ces iné- 
galités entachées d’injustice se retranchent derrière le sophis- 
me de l'ordre établi, il faut, par des méthodes judicieuses, mais 
fermes, rétablir l'équilibre qu’ils ont rompu. 


Le communisme est plus imminent qu’on ne le croit. 


Voilà quelques considérations qu’il est bon de proposer, avec 
beaucoup d’autres, comme sujet de réflexion à ceux qui se- 
raient tentés de se demander, devant les misères, les.abus et les 
inconséquentes de notre époque, si le communisme ne serait pas 
un moindre mal. 


Nous continuerons de traiter ce sujet, car trop de nos gens 
croient notre pays beaucoup plus immunisé qu'il ne l’est contre 
la propagande communiste lancée à jet continu par Moscou sur 
le monde entier. 


De “L’Action-Catholique”. Eugène L'HEUREUX. 


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LA SURVIVANCE 


LA CONFUSION EN ESPAGNE 


(Du Journal de Genève) 


Désaxé depuis longtemps, l'équilibre 
espagnol a bien de la peine à retrou- 
ver son assiette. La révolution paci- 
fique de 1931 n'apporta pas l'apaise- 
ment: à une dictature de droite suc- 
céda une quasi-dictature de gauche. 
L'inévitable réaction vers la droite 
exaspéra les passions. Les tentatives 
de coup d'Etat et les violences se mul- 
tiplièrent. Et'les châteaux de cartes 
que sont les ministères espagnols s’ef- 
fondrent tous les trois mois. 


La crise actuelle fut causée par la 
mesure de grâce dont hbénéficièrent 
deux députés fauteurs de la terrible 
révolution communiste d'octobre dans 
les Asturies. MM. Gonzales Pena et 
Teodomiro Menendez avaient été 
condamnés à mort. M. Pena était le 
chef du mouvement asturien. It est 
directement responsable d'atrocités 
injustifiables: fusillades d'otages, mu- 
tilations et tortures infligées à des 
prêtres, à des civils, à des enfants. Yl 
fit ou laissa brûler Ia cathédrale, l'u- 
niversité et une bonne partie de la 
ville d'Oviedo. Quant à M. Menendez, 
il prétend être allé dans les Asturies 
pour y modérer les excès communis- 
tes: les révolutionnaires l’auraient o- 
bligé à s'associer à leurs cruautés… 


Le premier-ministre espagnol, M. 


{Lerroux, jugea que six mois après les 


événements l'exécution capitale ne se 
justifiait plus. Car les passions s'é- 
taient assoupies. Les passions minis- 
tériels de droite, l'ACTION POPU- 
PAIRE de M. Robles en particulier, 
opinèrent au contraire pour l’appli- 
cation de la peine de mort; les chefs 
de la rébellion ne pouvaient échap- 
per, alors que les comparses moins 
coupables avaient déjà été exécutés. 
Une condamnation à la prison est 
toujours suivie d’une amnistie. M. 
Robles retira sa confiance au cabi- 
net, qui dut se démettre. 


L'attitude de M. Lerroux est fort 
compréhensible. Chef du parti radi- 
cal, le seul qui ait une longue tradi- 
tion républicaine, le premier-ministre 
voulait se ménager des appuis à gau- 
che. Certaines de ses troupes sont en 
train de le quitter pour se rallier 
à l'aile gauche du parti, celle que 
Girige M. Martinez Barrios. T1 sent 
à nouveau gronder l'extrémisme et 
veut renforcer les forces modérées. 
C'est d'elles seules qu'il attend le 
salut de l'Espagne. 


Aussi a-t-il accepté d'assumer 
nouveau ia responsabilité du pouvoir 
dans des conditions vraiment précai- 
res. Car M. Robles s'est refusé à par- 
ticiper lui-même ou à laisser quicon- 


L'ACHAT CHEZ 
PRODUITS 


(De “La Terre 


à ment monarchiste ni 


que de son parti participer à la nou- 
velle combinaison. Le chef du grou- 
pe le plus important des Cortès reste 
à l'écart. Il s'engage seulement à sou- 
tenir M. Lerroux de son vote. M. 
Lerroux en sera pour ainsi dire le 
prisonnier. À la moindre incartade, 
M. Robles pourra faire jouer la guil- 
lotine. C'est dire que le ministère 
actuel est pratiquement minoritaire, 
qu'il se meut sur une plateforme ex- 
trémement étroite, et que ses jours 
sont déjà comptés. On est loin de 
cette large concentration qu'aurait 
voulue le président Zamore. 


Quel but est celui de M. Robiles ? 
Sans doute attend-il son heure. Sera- 
ce lorsque les élections municipales 
lui donneront la majorité absolue, qui 
lui échappa en novembre 1933? Ces 
élections devaient avoir lieu ce mois. 
Mais dans la confusion actuelle, on 
les retardera. M. Robles songe à autre 
chose, 


Son programme comporte l'abro- 
gation des lois anticléricales et la ré- 
forme de la Constitution, M. Robles a 
pu suspendre l'application des lois re- 
ligieuses, mais c'est tout. Pour trans- 
former la Constitution, il faudrait 
disposer aux Cortès des deux tiers 
des voix. M. Robles ne les a pas. Mais 
après le 9 décembre 1935 -— soit qua- 
tre années après la mise en vigueur 
de la Constitution — il suffira de Ja 
majorité pour opérer des modifica- 
tions. Le chef de l'ACTION POPU- 
LAIRE veut se réserver, pour cette 
date. S'il avait alors le pouvoir, il 
sera à méme, pense-t-il, de réunir 
lés voix nécessaires à la réforme qu'il 
projette. 


Les droites, cependant, trouvent le 
temps long. Le parti royaliste de la 
“Rénovation espagnole”, dirigé par M. 
Sotelo, gagne du terrain. Va-t-il sup- 
planter ou ruiner l'ACTION POPU- 
LAIRE? C'est pour parer à ce dan- 
ger d'effritement vers la droite dans 
l'affaire des exécutions capitales. Mais 
il louvoie pour que le président Za- 
mora lui confie le ministère lorsque, 
en automne, l'heure décisive sonne- 
ra. 


La situation est aujourd’hui d'une 
confusion extrême. Les solutions ne 
sont que provisoires. Elles nuisent au 
parlementarisme. Et l'Espagne glisse 
lentement vers la droite, vers une 
stabilisation qui, sans être nécessaire- 
directoriale, 
pourrait installer à Madrid un gou- 
vernement pourvu d'une large auto- 
rité. 
| P.-E. B. 


NOUS DES 
DE CHEZ NOUS 


de chez nous”) 


C'est un acte de patriotisme qui devrait captiver l'attention de tous nos 
compatriotes canadiens et en particulier de ceux qui s'intéressent au relève- 


ment social. 


C'est une des bases fondamentales de la survivance des nôtres, dans le 


.“Le Supplément au’ Devoir” 


domaine des affaires, de l’agriculture et de l'industrie. C’est regrettable de 
voir péricliter nos industries et de voir tous les beaux postes de commerce 
pris par toutes sortes de nationalités. Et nos marchés agricoles sont sub- 
mergés de produits importés. Tout cela est au détriment de l'avancement 


des nôtres. Si cela continue, nous allons être supplantés dans notre pays. 
Où sont les causes ? 


La curiosité est un faible pour certains d’entre nous. Tout ce qui vient 
de l'étranger les intéresse, les éblouit. Ils sont pressés d’aller porter leur 
argent. Ne nous laissons donc pas tenter par ce qui nous vient de l'étranger, 
sans tenir compte que cela est préjudiciable au succès des nôtres. Un trop 
grand nombre ne tiennent pas compte de ce détail. C'est un manque d'es- 
prit de patriotisme que d'être indifférent à tout ce qui se rapporte au pro- 
grès de chez nous. C'est regrettable de le constater et c'est humiliant de 
l'avouer; mais il.faut se rendre à l'évidence, Nous avons des faibles parmi 
les nôtres. Si nous pouvions au moins éveiller les indifférents. Si nous 
voulons faire l'éducation de notre peuple, il faut que quelqu'un ait le cou- 
rage de chercher les causes de cette fausse mentalité que nous avons à 
déplorer. Il faut la faire connaître à ceux qui ont besoin de s'améliorer, si 
nous voulons fortifier notre situation. Il faut nécessairement que quelqu'un 
prenne l'initiative de secouer la torpeur dans laquelle nous vivons au point 
de vue patriotisme. Il est important de faire une action d'ensemble au re- 
lèvement de notre race. 


Au jour de la Saint-Jean-Baptiste et à différentes occasions, nous avons 
de brillants orateurs qui font de vrais discours de patriotes. Les auditeurs 
applaudissent à tout rompre. Ces applaudissements devraient être suivis 
par des actes qui concordent avec les faits de notre histoire. Les orateurs 
ont des faits d'histoire à relater qui méritent l'admiration de tous ceux qui 
ont un coeur dans Ja poitrine. 


* * + 

Et pourtant qu’arrive-t-il? Nous importons les produits que nous pour- 
rions récolter chez nous. Les producteurs étrangers ont notre argent et pen- 
dant ce temps-là nous souffrons. Si nous produisions ici tout ce que nous 
importons, nous aurions les produits et l'argent. Ceci nous accommoderait 
beaucoup par ce temps de crise que nous traversons. Si lPimportation de 
certains produits est nécessaire, il en est d'autres pour lesquels il n’en est 
pas ainsi. 


Nous importons des milliers de chars de patates, des millions de boîtes 
de produits en conserves et légumes de toutes sortes, et par le paiement de 
ces achats nous permettons à nos voisins d'organiser des industries et de 
donner du travail à leurs ouvriers, 


N'est-ce pas là un manque de coopération, de patriotisme, de la part | 


des acheteurs? Si tous les consommateurs demandaient des produits de chez 
nous, de notre province, les vendeurs seraient bien obligés d’avoir ces pro- 
duits en entrepôt et cela nous constituerait un marché très intéressant. 

Nos cultivateurs qui ont besoin âe machines agricoles donnent la pré- 
férence à celles qui sont fabriquées ailleurs. Pourquoi ne pas la donner à 
nos compagnies canadiennes-françaises? Ceci donnerait du travail aux ou- 
vriers de chez nous. 5 


On parle de restauration sociale, on parle de la crise, mais est-ce que 
tous nous n'avons pas nos responsabilités? Prenons-les donc loyalement et 


-reconnaissons que si la race canadienne-française le voulait, elle serait É 


plus à l'aise qu’elle ne l'est présentement. 


La leçon des temps présents devrait nous servir pour l'avenir et c’est 
: par l'achat chez nous des produits de chez nous que nous arriverons à prou- 
ver à tous nos dénigreurs, à tous les profiteurs, que les Canadiens français ont 
conscience de leur force, qu'ils savent défendre leurs Intérêts. À 
.. B.-M. PUCET. 


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FELICITATIONS [LA CONVENTION DES 


:: Mme P. À. Dow, organisatrice du 
‘bazar de la paroisse St-Joachim, à qui 
‘revient le mérite du succès remporté 
-par cette organisation. Mme Dow 
était assistée d’un groupe de dames 
"au nombre desquelles on remarquait 
Mesdames D. LaBissonnière, prési- 
‘dente des Dames de St-Joachim, J.-L. 
.Côté, J.-W. Pigeon, G.-A. Thibault, 
CE, Barry et Miles G. Amyot, Barry, 
: Côté et plusieurs autres. 


= DOLLARD 


… Les Acéijistes des Cercles St- 
Jean et Grandin fêteront Dol- 
lard, cette année comme l’année 
dernière. 

Invitation cordiale à tous les 
‘avant-gardistes et à tous les 
Jeunes Canadiens et Canadien- 
‘nes du voisinage. 


La célébration des jeunes au- 
ra lieu l’après-midi au collège 
es Jésuites de 2 à 4 heures. 


Le soir il y aura à la salle St- 
Joachim une séance plus sé- 
rieuse organisée par le cercle 
‘Saint-Jean. 
: ‘Le Comité. 


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INSTITUTEURS CANADIENS 
FRANCAIS AU MANITOBA 


La convention annuelle des insti-.Agnès-Noellie, du couvent de St-Adbl- 
tuteurs de langue française du Mani-phe; le second, “la rédaction au cours 
toba a attiré à Saint-Boniface, com-|moyen”, par Mie Madeleine Pain- 
me de coutume, un grand nombre des |chaud, de l'Institut Collégidl Saint- 
membres de notre personnel ensei- |Joseph. 
gnant. C'est devant une salle comble 

{que s'est déroulé le programme des 
|trois séances. 


Comme ces deux travaux, très soi- 
gnés et d’une réelle valeur pratique, 
peuvent rendre de grands services aux 
membres du personnel enseignant, 
nous les publierons dans le texte com- 
plet. Le premier parait dans ce numé- 
ro; le second suivra la semaine pro- 
chaine. | 


A la séance d'ouverture, mercredi 
soir, M. Camille Fournier, président; 
de lAssociation des instituteurs, et 
M. le magistrat Henri Lacerte, pré- 
sident de l'Association d'Education, 
ont souhaité la bienvenue aux délé- 
gués. C'était la onzième fois que tous 
| deux s’acquittaient de cette tâche. 


Programme artistique 


Le programme artistique de la soi- 
rée comprenait: 


Education nationale Piano: Danse espagnole, Op. 


5, No 
M. Camille Fournier, dans une brè- {2 Merz 
ve allocution, a rappelé la noblesse 
et les difficultés du rôle d’éducateur 
qui consiste à former l'âme des en- 
fants. C’est une oeuvre, dit-il, qui 
doit être poursuivie avec fermeté et 
constante. On s'imagine parfois que 
l'on occompli oeuvre d’éducatiton na- 
tionale du seul fait que l'on enseigne 
la langue française. Le programme 
d'enseignement de notre langue ne... SPLIT 
suffit pas: il faut pétrir les âmes et| Chant Mouettes et Alcyons 
les coeurs de choses françaises, en Thérêse Thibault 
imprégner l'atmosphère de l’école. 2e piano: Mona Thibault 
Pour cela, il n'est pas nécessaire de La séance publique de jeudi 
bousculer l'horaire officiel. L'insti- 

La’ séance publique de jeudi soir 


tuteur qui comprend son devoir sait 1 
faire converger toutes ses leçons vers [avait également attire une nombreuse 
assistance. Le morceau de résistan- 


le but qu'il se propose; mais pour 
: cs ce était la conférence de M. l'abbé 


convaincre les enfants, il faut être; 
convaincu soi-même. Si, dans la pro-|J.-A. Sabourin sur l'Education natio- 


vince de Québec, on éprouve le be-|nale à l'école, qui a été suivie avec 
soin de cultiver l'éducation netionale, lun grand intérêt. L'orateur, après a- 
à plus forte raison devons-nous le ; voir exposé ce qu'il faut entendre par 
faire ici où toutes les influences, — |l'éducation nationale, s'est demandé 
magazines, cinéma, radio, sports, etc. |si nous avons le droit d'exiger cette 
— travaillent contre nous. 


M. le président, en saluant S. E. 
Mgr Béliveau, regrette l'absence de 
S. E. Mgr Yeïle. T1 donne lecture d'une 
lettre de Mgr l'Archevêque Coadju- 


Thérèse Lavoie, Noëlla Raymond, 
Madeleine Bernier, Eliane Pelletier 


Les Petits Pierrots, élèves du Ille 
grade, Mlle IL. Guyot. 


Ch. Pourny 
Au piano: Mile L. Guyot. ; 


Landry 


dans une troisième partie, il a dit 
comment y parvenir. Ce magistral 
travail paraîtra in extenso dans nos 
colonnes. : 


Le R. P. Faure a remercié M. l’ab- 
bé Sabourin d'avoir rappelé les prin- 
cipes primordiaux de la véritable 6- 
ducation et fixé notre attention sur 


vention et donnant quelques conseils 
au sujet de l’enseignement du caté- 
chisme. 


Le Sou de l’Ecolier, 
pense pas dans la pratique. 


M. le président de l’Association d'E- 
ducation note avec plaisir que les| € R- P. ee o See a 
inscriptions pour le concours de fran-; 4 Certaines ons Tréce 


çais, cette année, comptent 350 noms bureau d'éducation dont il fait partie. 


éducation nationale dans nos écoles; Itre fameux “ravin”, 


de nombreux détails auxquels on ne 


SURVIVANCE. 


LE BAZAR DE ST-JOACHIM 


La. paroisse St-Joachim est heureuse de “remercier par la 
voix de son curé et des Dames organisatrices, toutes les person- 
nes qui d’une manière ou d’une autre ont bien voulu l’encourager 
dans le Bazar qu'elle vient de faire. Ce fut un vrai succès. 

Voici la liste des personnes qui ont gagné les prix mis en 
rafle à cette occasion: À 

Le billet d'excursion Edmonton-Montréal, a été gagné par 
Mile Blanche Maure, 9618 - 107ème Ave, Edmonton. Le premier 
prix des concurrentes dans la vente des billets a été gagné par 
Mlle Yvonne Bernier; le 2ème prix, par Mlle Julie Châtain; le 
8ème prix, par Mlle Françoise Thibeault; et le 4ème par Mlle 
Jeanne Keroack, ; 

Une nappe offerte par les religieuses du Précieux Sang fut 
gagnée par Mme Harvey, Arlington Apts, Edmonton; Une pein- 
ture de Mme J. E. Morrier, fut gagnée par M. Adrien Blais, lile 
rue, Edmonton; un tour de cou en fourrure, donné par M. I 
Clément fut gagné par Mme E. Dame, 114e rue, Edmonton: une 
fourrure grise, donnée par la Maison Trudel, par Mlle Rollande 
Morin, 110e rue, Edmonton; un couvre-pied, ouvrage de Mme 

| Figeon et des Dames St-Joachim, par M. J. Wells de Calgary; 
june lampe en marbre blanc, offerte par M. et Mme J. Châtain 
Feat gagnée par M. J. H. Tremblay, 108e rue, Edmonton; une 
inappe donnée par les religieuses du Bon Pasteur, par M. Jac- 
ques Sauriol, rédacteur de la Survivance; et enfin une liseuse 
| en laine, donnée par Mme Eugène Larose, a été gagnée par Mme 
3 . Cantin. 


; 
d'Action Catholique au | 


Juniorat St-Jean, 
le 19 mai. 


Chronique de 'A.C.F.A | 


On nous annonce que la tournée 
d'abonnement à St-Joachim com- 
mencera sous peu. La même nou- 
veille nous arrive de Lafond. Durant 
la semaine dernière, nous avons re- 
çu les abonnements pour les mon- 
tants suivants: St-Edmond $4; Ea- 
crer à l'Action Catholique. Séances | MOureux $2; Ste-Lina. $3; nine 
d’études ‘évangéliques, à la portée de re D $25 Penn $63 . 
tout le monde: pique-nique dans no-|E#ke $7; Vesreville $4; Calgary $ 

des jeux pour Comme résultat de tirage, Calgary 
disträire la jeunesse, des “stands” | $12. Vegreville nous a fait parvenir 
pour intéresser les plus vieux, un sou-| Comme résultat de tirages, Calgary 
per “à la canayenne” sur l'herbe: 516. comme résultat de soirée et ti- 
enfin, grande Assemblée Publique, le| "28e. Nous espérons que ces exem- 
soir, pour couronner cette journée ples seront suivis par les autres Cer- 
consacrée à la vente d'Evangiles au cles. 
prix de 5 sous et du déjà célèbre : 
journel étudiant intitulé “Je”. Le| . Cette semaine, les Da ve ca 
tout à la gloire de l'Evangile et de! *cutif ont été convoqués à assister à 


l'Action Catholique parmi les étudi- | Un SOUPET intime qui aura lieu à l'oc- 
ants. casion du prochain passage de M. 


Paul Suzor, Consul de France pour 
Invitation générale, cela va sans |POuest du Canada. M. Suzor sera à 


Ce ne sera pas trop de toute : 
journée. Le matin, grand'messe so- | 
lennelle, où il y aura Te 


de l’un des nôtres, ainsi que la pro- 
messe de nos militants de se consa- 


Journée de l'Evangile et 


BON SANG NE 
… MENT PAS 


PIECE EN 1 ACTE 
par Emma MORRIER 


Cette pièce, qui vient de 
remporter la victoire sur 
onze concurrents de lan- 
gue anglaise au festival.de 
Calgary, sera interprété par. 
les mêmes artistes au fes- 
tival national à Ottawa. 
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rent se procurer un exem- 
plaire de cet ouvrage fe- 
ront bien de se hâter car 
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dire: collèges, couvents, grand public. 
Les Anciens du Juniorat tout parti- 


de plus que l’année dernière. Il re-| 


Le programme artistique de la soi- 


commande l'oeuvre du Sou de l'Eco- | L6e, abondant et varié, a été parti- 
|lHer, destiné à faire participer les jeu- | culièrement goûté: 


nes élèves au soutien de notre Asso- 
ciation d'Education. La question sco- 
laire occupe beaucoup les esprit de- 
puis quelque temps, non seulement au 
Manitoba, mais aussi dans la provin- 
| ce de Québec: on parle de changer 


on demande la modification des pro- 
grammes d’études. C'est dans le sens 
[national que les Canadiens français 
du Manitoba cherchent à fortifier leur 
loeuvre. d'enseignement et M. Lacerte 
annonce que la conférence de M. l’ab- 


sera le prélude d'un cours pédago- 
 gique subséquent orienté vers le même 
but. : : $ 
La Rédaction 


-Au cours de cette première séance, 
, deux importants travaux ont été don- 
| nés: le premier, “la rédaction au 
cours primaire”, par la Reévérende Sr 


le mode d’administration des écoles, | Fleuris 


ibé Sabourin sur l'Education nationale ' 


Piano: Hopak 
Léa Dussault 


Moussorsky 


2e piano: Jeanne Croteau 


Chant: Viens dans les Champs 
Laliberté 


Au piano: Cécile Toupin, A.T.C.M. 


Piano: Festival Procession, Op. 45 

L Jensen 

Lucienne Bouchard, Jacqueline 
Gagnon 

Anne-Marie Cusson, Corine Miron 


La charmante comédie “Les Petits 
Jardiniers de la Reine”, jouée par des 
élèves de l'Académie Provencher, sous 
la direction du R. F. Berger, a rem- 
porté un beau et légitime succès. 


La diction et le bon langage . 


À la séance de vendredi matin, on 


LE Budsoris Bay Company, 


TELEPHONE: 27141 


a d’abord donné le rapport du Co- 
imité de Nomination. Un certain nom- 
ilbre de noms sont inscrits au tableau 
et le vote est pris par scrutin secret. 


| On passe ensuite à une conférence 
be la diction et le bon langage; su- 
njet bien essentiel dans nos écoles. 
[On sait toute l'importance que nos 
éducateurs bnt attachée à ce sujet. 
IR ces dernières années. 


“ALBERTA 


Nous avons ce matin l'expérience 
Ï pu religieuse de Lorette, Rév. Sr 
f :Saint-Elphège, et cette religieuse nous 
dit ce qui s'est fait à Lorette depuis 
N | 1929, alors que fut fondé un cercle du 
.[{|bon langage au couvent, jusqu'à nos 
jijours. C’est l'expérience de six an- 
nées que nous est décrite. En voici 


culièrement. 


Des précisions au sujet du pro- 
gramme seront données sur la Sur- 
vivance, le 15 courant. 


Le prés. de-la Section Jéciste, 
Juniorat St-Jean, 
8406 - 9le rue, Edmonton. 


mo om 


ment du catéchisme. Il recommanda 
surtout de préparer ses classes à l'a- 
vance afin de ne pas perdre de temps 
durant la classe alors que le temps 
est si court. M. l'abbé recommanda 
de rendre l'enseignement du caté- 
chisme vivant et pratique. Le but doit 
être de former des chrétiens, de leur 
donner la vraie mentalité chrétienne, 
de les former à l'image de Notre- 
Seigneur. Il propose divers moyens à 
cet effet: T1 ne faut pas retrancher le 
mot à mot tout à fait, mais il faut 
tout de même ne pas en être escla- 
ives. Il recommande d’autres moyens 
lafin de susciter la piété et la dévo- 
[tion des élèves: le cycle liturgique de 
l'année scolaire, les lecturés sérieuses, 
les récits de la vie de Notre-Seigneur, 
etc. On est en train de rapprocher de 
plus en plus l'enseignement religieux 
: l'Evangile. On a encore du che- 


min à faire, mais on est en bonne 
voie. S. E. Mgr Yelle a recommandé 
l'étude plus suivie de la vie de Notre- 


.|Seigneur, Cela pourrait remplacer 


Lafargue dans les grades plus élevés. 
Mgr Yelle a aussi recommandé de 
donner 33 leçons d’apologétique dans 
les grades plus élevés, afin de pré- 
parer les élèves à toutes les questions 
qui agitent le monde actuellement. 


À la suite de cette conférence, MM. 
les abbés Lévêque et Blais, qui ensei- 


Edmonton quelques jours durant les- 
quels il aura le privilège de décorer 
M. le Doyen Kerr de l’Université ain- 
si que plusieurs Pères du Vicariat du 
MacKenzie et la Rév. Sr Zénaide, 
provinciale des KR. SS. Filles de Jé- 
sus. Se : 

Nous avons appris avec regret la 
mort de la mère de la R. S. Beaupré, | 
secrétaire proWnciale des Soeurs Gri- | 
ises d’Edmonton et bien que le nom 
| de la Soeur Beaupré ne fut pas tous 
| jours de l'avant, elle fut ER 
june des nombreuses ouvrières dans} 
jnos concours de français. Nous de-| 
maudons à tous nos membres l'of- 
frande d’une prière pour le repos de 
Pâme de la mère de celle qui s’est 
dévouée sans compter pour nos pe- 
tits franco-albertains. 


L'organisation du concours de fran- 
çais achève. Il nous manque encore, 
cependant, quelques écoles du district 
d’'Edmonton et de St-Paul, malgré les 
nombreuses lettres circulaires que 
nous avons envoyées pour demander 
les renseignements nécessaires. Nous 
avisons par la présente les commis- 
sions scolaires de s’informer afin de 
savoir si oui ou non les renseigne- 
ments nécessaires nous ont été four- 
{nis. À moins de recevoir ceux-ci sous 
peu, les élèves courent le risque de 


On nous avise que certaines solli- 
citations pour des programmes ou au- 
tre chose ont été faites au nom de 
l'Association, Nous désirons par la 
présence informer nos membres et 
nos amis qu'aucune autcrisation à été 
donnée à qui que ce soit pour sol- 
liciter au nom de PAssociation. Seuls, 
les membres des exécutifs locaux ou 
les percepteurs autorisés ont le droit 


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| l'histoire en deux mots. L'on à fondé 
à Lorette, en 1929, ce cercle du bon 


pouvoir concourir cette année, 


gnent le catéchisme dans nos deux |de recevoir des abonnements à la Sur- 
grandes écoles de la ville, ajoutent |vivance au nom de l'Association, Avis 


langage. I1 y avait réunion chaque |AUelaues mots, fruits de leur expé- 
lvendredi; on procéda tout d'abord |r'ience. La séance est clôturée par 
isous forme de dialogue, récitations, 112 Proclamation qu résultat des élec- 
| etc. On ajouta peu À péu à ce pro- ions. On se sépara conscients d'a- 
| gramme originel jusqu'au point actuel voir eu encore une fois, une très in- 
alors que chaque élève a son ca-/téressante convention. 
hier où il note les fautes commises, LA LIBERTE 

| alors que les élèves se corrigent en- 
litre eux, etc. Aux murs des classes 
l'sont affichées des devises, don du 
| Bon Parler de Québec. A la suite de 
|la causerie de la Rév. Soeur, un jeu- 
îne élève de Lorette, italien, du nom 
ide Perfumo, vient déclamer en un 
| français impeccable, la fable de La 
Fontaine, “Les animaux melades de! 
lie peste”. A la suite de cette décla- 
‘mation, quatre élèves dramatisent cét-' 
Îte fable au moyen d'un très intéres- 
‘sant et spirituel dialogue. Un choeur 
llde jeunes “filles. du couvent de.Lo- 
‘rette chante ensuite un chant ap- 
proprié. Encore ici les auditeurs pu- 
| rent admirer la belle diction des élè- 
ives de Lorette, 


Cette conférence fut très appré- 
ciée’et à l'issue de la causerie, la Rév. 
: Soeur distribue à ses auditeurs un ta- 
bleau. où se trouvaient réunis tous 
les efforts faits au couvent de Lorette 
a dans le bon combat pour la belle 
Jdiction. È 


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j'iarens 


LUE 


LES FEMMES MISES AVEC 
ELEGANCE.... 


‘achètent leurs costumes à “LA BAIE” où vous 
êtes invités à vous rendre voir les nouveautés. 


‘L'enseignement religieux | 
[| “M. l'abbé d'Eschambault, visiteur 
i|des écoles, fut le conférencier sui-| à 
kvant..M. l'abbé -pürla.de T'enseigne-| ce 


s à 


aux personnes qui seront approchées 
pour des programme ou autre or) 
L’Association actuellement ne soñicite 
que des abonnements à la Survivan- 
ce. sn 
Léo BELHUMEUR, 

Secrétaire généraL 


| 


N.-B. — Si vous avez déjà signé une formule à cet effet, il n'est pas 
nécessaire de vous déranger, car elle reste en vigueur durant 1935. 


Âvis aux consommateurs d’eau 
au sujet des taux spéciaux d'été 


Un taux spécial d'été à été autorisé par le conseil de la cité pour 


tous les consommateurs d’eau dont l’approvisionnemenit est enregistré 
par compteur sur la base suivante: 


Le consommateur est tenu de payer les factures d’eau telles que 
produites chaque mois pour le montant actuel d’eau dépensé, pour 
tous usages. Après le 31 août 1935, un ajustement du compte sera 
fait comparativement. au surplus au-dessus de la. moyenne des six 
mois précédents le ler mai. Ces taux spéciaux sont en force du ler 
mai au 31 août 1935. D'après cette méthode, le consommateur obtiendra 
50% d’escompte sur tout surplus d’eau employé pour les pelouses, bou- 
levards et jardins, pendant les mois ci-haut mentionnés. . 


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